Sous le ciel de Bandalungwa, le bois et le fer ont parlé plus fort que les discours. En réceptionnant 300 bancs-pupitres destinés aux écoles primaires 2 et 8 Makelele, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a posé un geste concret au service de la gratuité scolaire. Une dotation du Service national qui donne à la politique éducative une matérialité tangible, là où l’apprentissage commence souvent par un simple endroit où s’asseoir.
Le banc, première pierre de la gratuité
À Makelele, la gratuité de l’enseignement prend la forme modeste mais essentielle d’un pupitre. Ces 300 bancs, remis par le Service national dirigé par le général Kasongo Kabwik, répondent à une réalité souvent tue : sans mobilier adéquat, l’école se fragilise. Le banc devient alors métonymie de l’accès au savoir, condition silencieuse mais décisive de la qualité des apprentissages.
Gouvernance locale et vision nationale
En saluant cette dotation, Daniel Bumba a rappelé l’implication de la ville-province dans la construction du bâtiment scolaire abritant les deux établissements. Le geste s’inscrit dans la vision présidentielle qui fait de l’éducation gratuite un levier de développement et d’émancipation. « Éduquer la jeunesse, c’est poser les fondations d’une nation forte », a déclaré le gouverneur, reliant l’acte local à l’horizon national.
De l’école à la cité, une jeunesse mobilisée
Au-delà des salles de classe, le partenariat entre Kinshasa et le Service national s’élargit. Dès février 2026, 10 000 jeunes volontaires seront formés pour œuvrer à l’assainissement, à la sécurité et à l’ordre public. Un projet agricole est également en gestation pour renforcer l’autosuffisance alimentaire de la capitale.
En appelant à une gestion responsable du matériel, le gouverneur a rappelé l’enjeu éthique du geste : offrir de meilleures conditions d’apprentissage et ancrer durablement une éducation gratuite et inclusive. À Makelele, chaque banc devient ainsi une promesse assise sur l’avenir.
Didier BOFATSHI