Syrie : Washington frappe l’État islamique, la guerre contre l’ombre reprend de l’altitude

Une semaine après une attaque meurtrière contre ses soldats, l’Amérique a répondu par le feu. Dans le désert syrien, la traque reprend.
Les États-Unis ont lancé une série de frappes aériennes d’envergure en Syrie contre des positions de l’État islamique (EI), en représailles à une attaque qui a coûté la vie à deux militaires américains et à un interprète. Une opération massive, revendiquée comme une réponse directe, qui rappelle que malgré la chute du califat, l’organisation djihadiste demeure active et dangereuse.
La riposte américaine, immédiate et assumée
« Nous frappons très fort ». Le message publié par Donald Trump a précédé les bombes. Selon le Pentagone, l’armée américaine a engagé une opération visant des combattants, des infrastructures et des dépôts d’armes de l’EI. Plus de 70 cibles ont été frappées en quelques heures, avec plus de 100 munitions de précision.
Le désert syrien, refuge persistant
Les frappes ont ciblé principalement les régions de Palmyre, Deir ez-Zor et les zones désertiques autour de Raqqa. Ces territoires, vastes et difficiles à contrôler, sont devenus la métonymie d’un djihadiste résiduel mais tenace. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, au moins cinq membres de l’EI ont été tués, dont un responsable chargé des drones.
Une vengeance stratégique
Pour Washington, l’opération relève autant de la riposte que de la dissuasion. Depuis l’attaque du 13 décembre, le commandement américain affirme avoir mené dix opérations en Syrie et en Irak, neutralisant ou capturant plusieurs combattants djihadistes.
Damas entre coopération et fragilité
Le gouvernement syrien a réaffirmé son engagement à combattre l’EI, dans un contexte diplomatique marqué par un rapprochement progressif avec Washington. Mais sur le terrain, la réalité demeure implacable : l’État islamique n’administre plus, mais il survit. Et dans les failles du désert syrien, la guerre, elle, continue de murmurer.
Source : RFI/Didier BOFATSHI, via voltefaceinfos7.com

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