À l’occasion de la 61e édition de la Biennale de Venise, la République Démocratique du Congo dévoile « Simba Moto », un pavillon national porté par une collaboration entre institutions publiques, artistes et partenaires culturels. À travers ce projet, la RDC ambitionne de valoriser sa création contemporaine, de repositionner son image à l’international et d’affirmer la culture comme levier stratégique d’influence et de développement.
Flamme
Le pavillon « Simba Moto », présenté par la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine Yolande Elebe, s’inscrit dans la prestigieuse Biennale de Venise. Installé au sein de la Scuola di San Marco, ce projet met en scène une identité artistique congolaise plurielle, pensée comme une vitrine internationale de la créativité nationale.
Création
Au cœur du dispositif, neuf artistes congolais issus de disciplines variées participent à une œuvre collective. Sous la direction curatoriale de Cindy Makiana, le projet explore les imaginaires autour de la forge, du feu et de la transformation. La figure du forgeron devient ainsi une métaphore centrale, incarnant à la fois transmission, résilience et métamorphose culturelle.
Vision
Au-delà de l’exposition, « Simba Moto » traduit une ambition stratégique : repositionner la République démocratique du Congo comme un acteur culturel à part entière sur la scène internationale. Comme l’a souligné Yolande Elebe, la culture est envisagée comme un levier d’influence, de souveraineté et de développement, intégrée dans une vision portée par les institutions publiques.
Écosystème
La participation congolaise repose également sur un partenariat public-privé, impliquant notamment l’artiste Damso et la Fondation associée. Cette approche vise à structurer un écosystème capable de soutenir, produire et exporter la création congolaise. Comme l’a rappelé Damso, il s’agit de créer des conditions durables pour que les imaginaires congolais puissent s’exprimer et rayonner à l’échelle mondiale.
Résonance
En mettant l’accent sur le capital humain, le projet entend dépasser les représentations centrées uniquement sur les ressources naturelles. Il propose une narration alternative, fondée sur la créativité, la transmission et l’innovation culturelle. Dans cette perspective, la Biennale devient un espace de dialogue où l’art congolais se présente non comme un objet d’observation, mais comme un acteur à part entière du récit mondial contemporain.
Didier BOFATSHI / voltefaceinfos7.com