À 60 ans et plus, ils deviennent le miroir de l’histoire du pays. L’Assemblée nationale a validé la proposition de loi qui promet aux personnes du troisième âge un cadre légal inédit : contre l’oubli, la stigmatisation et la maltraitance, tout en ouvrant des portes fiscales et sociales pour améliorer leur vie quotidienne.
Les aînés, trésors invisibles
Définis par l’ONU et reconnus par la RDC, les seniors entrent désormais dans le giron d’une protection légale. Priorité dans les files d’attente, exemptions fiscales, droits renforcés… le texte transforme la fragilité en reconnaissance institutionnelle. Un Conseil consultatif national du vieillissement et un Fonds de solidarité sont les nouvelles balises de ce chemin vers la dignité.
Contre l’ombre de l’exclusion
La loi frappe l’abandon et la discrimination comme on frappe les murs de l’indifférence. Elle protège particulièrement les femmes âgées et les personnes handicapées, réaffirmant que vieillesse ne doit pas rimer avec invisibilité.
Santé et environnement : la clé de la longévité
« L’espérance de vie n’est pas un chiffre, c’est un horizon que l’on cultive », souligne le député Dédé Mopasa. Pour lui, insalubrité, malnutrition et soins insuffisants minent déjà ceux qui atteignent 60 ans. La loi appelle à un soutien sanitaire renforcé, surtout en milieu rural, où la vieillesse reste un combat quotidien.
Une étape vers la concrétisation
Transmis à la commission mixte Socioculturelle, Genre, Famille et Enfant pour examen, le texte franchit une étape essentielle. Entre promesses et réalités, cette loi trace un fil d’or pour les aînés : les protéger, les honorer et les rendre visibles dans le tissu national. « Vos amis avec qui vous avez étudié en primaire ou au secondaire, si vous les regardez aujourd’hui, il y a de quoi dire que c’est normal qu’on puisse avancer», Député Dédé Mopasa.