Dans les rues cabossées des villes congolaises, l’État promet de revenir à hauteur d’homme. Non par le fracas des bottes, mais par la patience d’une présence. La sécurité de proximité devient le mot de passe d’un nouveau récit national.
Le chantier des hommes
Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), la République démocratique du Congo prévoit le recrutement et la formation de 90.000 policiers sur cinq ans, conformément à la loi de programmation de la réforme policière 2026-2030. Promulguée le 1er juillet 2025, cette loi vise à doter la Police nationale congolaise de moyens humains, matériels et infrastructurels adaptés, a rappelé le Président Félix Tshisekedi lors de son discours sur l’état de la Nation.
Kapalata, matrice du renouveau
Dans la province de la Tshopo, plus de 2.000 recrues sont attendues au centre de formation de Kapalata. D’autres écoles suivront. En miroir, 10.000 agents iront à la retraite, signe d’un renouvellement générationnel assumé.
Ndobo, le filet jeté sur la nuit
À court terme, l’opération « Ndobo » agit comme une réponse urbaine à l’urgence. Selon le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani, près de 8.000 présumés criminels ont été interpellés depuis octobre 2024, avec des audiences foraines annoncées.
Entre réforme patiente et action immédiate, la RDC parie sur une police réconciliée avec le citoyen. Si l’exécution suit la promesse, l’uniforme pourrait cesser d’être un symbole de crainte pour devenir une balise de confiance aujourd’hui espérée, demain mesurable.
ACP/CL, via voltefaceinfos7.com