De la plaine de la Ruzizi aux collines de Masisi, les combats ont repris avec intensité entre les FARDC, les groupes d’autodéfense wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23. Reprises de positions, frappe aérienne et avancées simultanées : plusieurs zones stratégiques ont basculé en l’espace de quelques heures, fragilisant davantage un processus de paix déjà précaire.
Affrontements intenses de la Ruzizi à Masisi
Des combats violents ont opposé, tôt dans la matinée, les FARDC et les rebelles de l’AFC/M23 dans la plaine de la Ruzizi. Selon l’armée, trois localités stratégiques — Katogota, Kaziba-centre et le point dit “Point Zéro” ont été reprises après plusieurs heures d’échanges de tirs. À Fungura, les forces gouvernementales, appuyées par les wazalendo, ont délogé les rebelles, consolidant temporairement leur présence dans la zone.
Frappe aérienne à Bususu
Près de Nyabiondo, une frappe aérienne des FARDC a visé des positions de l’AFC/M23 à Bususu. Cette intervention témoigne d’une escalade tactique et marque un tournant dans l’utilisation des moyens militaires sur ce front.
Kinyumba : un nouveau point de rupture
À Kinyumba, dans le territoire de Masisi, les combats ont opposé simultanément les FARDC, les milices wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23. La zone, déjà sensible, devient un nœud stratégique où se redessinent les rapports de force.
Entre diplomatie fragile et terrain volatile
Ces affrontements surviennent alors que les discussions régionales sur un cessez-le-feu restent incertaines. Chaque mouvement militaire semble désormais influencer, voire conditionner, les marges de négociation. « Ici, le silence après les combats n’est jamais une paix, seulement une respiration plus courte», Témoin à Nyabiondo.
Un avenir dépendant des rapports de force
La progression des FARDC et des wazalendo, tout comme la résilience de l’AFC/M23, illustrent une guerre mouvante où aucune victoire ne semble définitive. L’issue dépendra autant de la dynamique militaire sur le terrain que des pressions diplomatiques régionales.