Roger Lumbala à Paris : justice suspendue et impuissance occidentale

À Paris, Roger Lumbala comparaît devant une justice qui regarde mais n’agît pas. Bemba et Ndima restent cités mais invisibles. L’Est de la RDC saigne, la France observe, et la justice internationale flotte entre spectacle et impuissance (Ph. Droit tiers, 11 décembre 2025).
Silence et inaction
Les salles de la Cour sont pleines de papiers, vides de puissance. « Le ministre congolais de la Justice a dit oui, on va convoquer les gens, mais pas grand-chose », confie le président de la Cour. L’Est de la RDC saigne depuis des décennies : centaines de milliers de morts, auteurs connus, victimes oubliées. Les sanctions ciblent parfois ceux qui résistent, pas ceux qui tuent.
Lumbala et les violences dans l’Est de la RDC
Roger Lumbala, ancien chef de milice, est accusé d’avoir orchestré des violences dans le Nord et Sud-Kivu. Le nombre de victimes civiles s’élève à plusieurs centaines de milliers depuis 1998.
L’ombre de la France
Paris porte ses fantômes : complicité indirecte dans le génocide rwandais (1994), ingérence en Côte d’Ivoire, arrestation humiliante de Laurent Gbagbo devant les caméras du monde. Une justice sélective : frappe les faibles, épargne les puissants. Dans l’Est congolais, les massacres se poursuivent, et la France regarde, protège l’agresseur, laissant la justice internationale flotter à double vitesse.
Justice internationale à double vitesse
La Cour pénale internationale a émis des mandats contre certains leaders africains, mais les puissances occidentales rarement sanctionnées malgré leur implication indirecte dans des conflits régionaux.
Le procès comme vitrine
Lumbala est le symbole de la souffrance congolaise. Sa mise en procès devient spectacle : l’Occident s’identifie à la douleur, mais ne transforme pas le symbole en action réelle. Tribunaux et médias deviennent miroir et théâtre : miroir de nos valeurs, théâtre de nos impuissances.
Chronologie succincte des ingérences et violences
1994: Génocide rwandais, accusations contre la France pour complicité indirecte. 2000-2025 : Conflits dans l’Est de la RDC, centaines de milliers de morts. 2011 : Arrestation publique de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire par forces françaises. 2025 : Procès Lumbala à Paris, Bemba et Ndima cités mais non convoqués (Ph. Droit tiers, 11 décembre 2025).
La justice internationale est un lac agité, où flottent les feuilles des procès africains tandis que les puissances occidentales échappent au courant. Lumbala jugé, le monde regarde, et la République congolaise saigne toujours. La paix et la réparation demeurent suspendues, lentes et fragiles, au rythme des intérêts et des calculs des puissants derrière les caméras.
Écrit par Didier Bofatshi
Source : voltefaceinfos7.com

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