Daniel Safu, ancien élu de Kinshasa sous l’étiquette Ensemble pour la République, annonce son ralliement à l’AFC/M23. Quelques jours après la chute d’Uvira, la rébellion renforce sa légitimité politique et accentue la fragilité du pouvoir central.
Quand la politique devient champ de bataille
Safu ne se contente pas d’un choix individuel : il devient relais d’une stratégie hybride. Militaire, médiatique, politique : l’AFC/M23 combine toutes les armes. La justification de Safu « protéger les populations abandonnées » rejoint le narratif humanitaire de la rébellion. Mais derrière l’argument citoyen se cache une réalité stratégique : chaque élu séduit affaiblit Kinshasa et offre à la rébellion un levier de légitimation nationale.
Parti ou rebelle : ambiguïté institutionnelle
Ensemble pour la République nie toute implication avec l’AFC/M23. Le ralliement de Safu pose une question cruciale : reste-t-il membre du parti, ou sa décision entraîne-t-elle son exclusion automatique ? Les prochaines heures seront déterminantes : démenti officiel, procédure disciplinaire ou clarification des statuts internes. Cette tension révèle la fragilité des partis face aux pressions armées et aux choix personnels des élus.
Effet domino et équilibre fragile
Chaque basculement d’élu devient un message politique : la rébellion ne se limite pas aux armes, elle s’étend dans les parlements, dans les réseaux, dans l’opinion. Kinshasa doit réagir vite pour contenir la contagion et préserver l’image d’un État capable de protéger ses populations et de maintenir la cohésion de ses partis.
Ecrit par Didier BOFATSHI
Source : voltefaceinfos7.com