RDC : Tshisekedi enclenche le compte à rebours du premier Congrès international sur le climat des affaires

À Kinshasa, le pouvoir veut transformer la confiance économique en infrastructure stratégique.
Le Président Félix Tshisekedi a annoncé la création d’une commission préparatoire chargée d’organiser le premier Congrès international sur le climat des affaires (CICAF), prévu en 2026 à Kinshasa. Une initiative à forte portée politique et économique, pensée pour repositionner la RDC comme un pôle africain de réflexion sur l’investissement durable, la sécurité juridique et l’attractivité économique.
Une décision présidentielle à valeur de signal
L’annonce est intervenue lors du 71ᵉ Conseil des ministres. Le chef de l’État a instruit la mise en place d’un comité institutionnel ad hoc, placé sous la supervision directe de son cabinet. Objectif : assurer la préparation, la coordination et la réussite d’un rendez-vous présenté comme structurant pour l’économie nationale.
Kinshasa veut devenir un carrefour continental
Prévu pour le troisième trimestre 2026, le CICAF se tiendra autour du thème : « Repenser le climat des affaires pour un investissement durable et responsable ». Le congrès ambitionne de rassembler investisseurs, décideurs publics et experts africains afin de redessiner les contours d’un environnement des affaires plus compétitif et sécurisé.
Des leviers concrets pour réformer
Parmi les résultats attendus figurent la création d’un observatoire africain du climat des affaires et la mise en place d’un fonds dédié à l’amélioration continue de cet écosystème, destiné à soutenir durablement les réformes économiques.
L’OHADA comme colonne vertébrale juridique
Le Président Tshisekedi a inscrit l’événement dans la dynamique d’harmonisation du droit des affaires portée par l’OHADA. Le gouvernement a été instruit de régulariser la situation de la RDC vis-à-vis de cette organisation, afin de garantir la crédibilité juridique du pays à l’échelle continentale.
Une vitrine économique assumée
Au-delà de l’événement, le CICAF se veut une démonstration : celle d’une RDC qui ambitionne de conjuguer stabilité institutionnelle, sécurité juridique et attractivité économique, et de s’imposer comme une plateforme africaine du dialogue sur l’investissement responsable.

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