
À l’occasion d’une table ronde des bailleurs consacrée au recensement général de la population et de l’habitat en République démocratique du Congo, l’UNFPA insiste sur l’implication des communautés comme condition essentielle de réussite. Pour l’agence onusienne dirigée par Diene Keita, la fiabilité des données dépend autant de la méthodologie que de l’adhésion des populations.
Un processus stratégique pour l’État
Longtemps attendu, le recensement général apparaît comme un outil central de planification publique. Il doit permettre de disposer de données actualisées sur la population et l’habitat, indispensables pour orienter les politiques économiques, sociales et territoriales.
L’intégrité comme condition de crédibilité
Intervenant lors de la rencontre, Diene Keita a souligné que la crédibilité du recensement repose avant tout sur l’intégrité du processus. Autrement dit, la qualité des résultats dépend de la rigueur des procédures, mais aussi de la confiance entre institutions et citoyens.
Le rôle décisif des communautés
Au cœur du dispositif, l’implication communautaire est présentée comme un levier clé. Informer, sensibiliser et associer les populations vise à favoriser leur participation active et à limiter les résistances ou les incompréhensions sur le terrain.
Transparence et neutralité politique
Dans un contexte marqué par des dynamiques électorales, l’UNFPA appelle à préserver le recensement de toute politisation. L’enjeu est de garantir un climat de confiance, en évitant que cet exercice technique ne soit perçu comme un instrument d’influence politique.
Relancé après plusieurs décennies, le recensement général en RDC s’inscrit comme un test de capacité institutionnelle et de cohésion nationale. Sa réussite dépendra de la combinaison entre rigueur technique, confiance citoyenne et coordination des acteurs.
Opinion info / VF7, voltefaceinfos7.com