RDC : quand le peuple devient le phare au milieu de la tempête

À l’Est de la RDC, où les vents de la guerre soufflent et les nuages de la manipulation s’amoncellent, Martin Fayulu appelle à replacer les Congolais au centre de leur destin. Face aux accords internationaux et aux ambitions étrangères, il plaide pour que la voix du peuple éclaire le chemin de la paix.
Accords de Washington : un piège dans l’ombre
Dans un entretien avec France 24, l’opposant dénonce l’accord signé le 4 décembre entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi, sous l’égide de Donald Trump. Pour Fayulu, ce n’est pas un malentendu, mais un scénario prévisible : Kigali cherche à se dégager des sanctions internationales et à reprendre la main sur le terrain congolais. « Aujourd’hui, il prépare la guerre économique et la guerre des terres. Ce n’est pas un hasard, c’est un plan délibéré », affirme-t-il. L’accord, déséquilibré selon lui, favorise le Rwanda tout en laissant Kinshasa vulnérable.
Tous coupables, mais la cohésion reste
Fayulu ne ménage personne : Kagame, Tshisekedi, Kabila… tous portent une part de responsabilité. Pourtant, il recentre l’attention sur l’essentiel : la cohésion nationale. « Kinshasa ne peut affronter une crise extérieure sans un front intérieur solide », dit-il, rappelant que la paix ne peut naître sans unité et dialogue inclusif. « Le dialogue national doit rassembler tous les enfants du Congo pour qu’ils parlent le même langage et affrontent ensemble cette tempête », insiste Fayulu.
Résolution 2773 : l’ancre de la stabilité
Pour Fayulu, la sortie de crise passe par l’applicati2on stricte de la résolution 2773 : le Rwanda doit cesser tout soutien aux M23 et AFC ; les groupes armés doivent quitter les positions conquises et la communauté internationale doit durcir la pression et les sanctions si nécessaire. Il appelle également Washington à utiliser ses leviers pour stopper l’escalade et protéger le sol congolais.
Kinshasa, cœur du processus
Fayulu dénonce la pertinence limitée du processus de Doha, dont l’objectif n’est pas atteint. L’urgence est le « processus de Kinshasa » : un dialogue interne pour que les Congolais ne soient plus spectateurs de la tragédie qui se joue sur leur propre sol. « Le processus le plus important est celui de Kinshasa, là où le peuple doit être acteur », rappelle-t-il, soulignant le coût humain : millions de déplacés, réfugiés, et une longue série de morts.
Dialogue inclusif et Camp de la Patrie
La clé de la paix, selon Fayulu, réside dans un dialogue national inclusif, impliquant tous les Congolais, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, anciens dirigeants ou citoyens de la société civile. Il évoque le « Camp de la Patrie », lié à l’article 63 de la Constitution : chaque Congolais a le devoir de défendre son pays face à toute menace extérieure. Pour Martin Fayulu, la paix en RDC ne peut émerger que si les Congolais reprennent leur rôle central. Entre responsabilité collective, dialogue inclusif et application des résolutions internationales, le peuple devient le phare capable de guider le pays à travers la tempête et vers un avenir où sa voix n’est plus étouffée par les intérêts étrangers.
Rédigé par Didier BOFATSHI
Source : voltefaceinfos7.com

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