RDC : Mukwege, le gardien de la paix qui refuse le dialogue des ombres

Dans l’Est meurtri de la RDC, l’agression gronde comme un vent de cendres. Denis Mukwege, le Prix Nobel qui porte la mémoire des vivants, trace une ligne rouge indélébile. « Aujourd’hui, la priorité pour moi c’est la souveraineté et l’intégrité territoriale », martèle-t-il. Aucune table de négociation ne mérite d’accueillir des pourparlers sous la menace des armes. Les armées étrangères, les supplétifs du M23 et de l’AFC ne doivent pas transformer la diplomatie en leurre, sinon l’État lui-même chancelle.

Justice incendiaire

La paix sans justice est une illusion de brume, un château de cartes qui s’effondre au premier souffle. « Vous ne pouvez pas construire la paix sans justice », insiste Mukwege. Les fosses communes ne peuvent servir de fondations. Chaque crime contre les civils doit être reconnu, chaque plaie collective pansée. Sa vision est limpide : un mécanisme de justice transitionnelle, pilier de réconciliation, doit précéder tout dialogue.

Victimes comme phares

Les survivants ne sont pas des chiffres, mais des phares dans la nuit. « On ne construit pas la paix quand les autres n’ont pas fait leur deuil », rappelle Mukwege. La reconnaissance, la dignité et la mémoire des victimes sont les clés d’une réconciliation authentique. Sans elles, tout accord politique n’est qu’un miroir brisé.

Dans un pays déchiré par des décennies de violences, Mukwege ne se contente pas de défendre un principe : il lance un appel brûlant à l’État et à la communauté internationale: « La paix ne se négocie pas autour d’une table si elle ignore la souffrance et la justice. Qui osera s’asseoir sans honorer les victimes ? ».

Tamazardc.net / VF7, voltefaceinfos7.com

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