RDC : « Matata m’a dit que c’était Kabila » Kabuya dévoile les coulisses brûlantes de Bukanga-Lonzo

Dans l’ombre des palais et des ministères, les secrets éclatent comme des éclairs. Augustin Kabuya révèle des confidences explosives de Matata Ponyo : derrière le décaissement des fonds de Bukanga-Lonzo, c’est Kabila qui tirait les ficelles. Entre justice instrumentalisée, héritages du passé et stratégie narrative, l’affaire se transforme en bataille de pouvoir et de mémoire, où chaque mot pèse comme un tribunal et chaque révélation éclaire la fragilité des lignes du pouvoir en RDC.

Les ombres du passé s’invitent à la table du présent

Augustin Kabuya, secrétaire général ad intérim de l’UDPS, n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, Matata Ponyo lui aurait confié que c’est Joseph Kabila qui ordonnait le décaissement des fonds du projet Bukanga-Lonzo. « Matata avait parlé en mal de son chef Kabila… c’était eux qui demandaient le décaissement », affirme Kabuya, laissant transparaître un héritage invisible de2 pouvoirs anciens encore actifs. Comme le note Hedley Bull, « la stabilité d’un État dépend autant de la légitimité de ses dirigeants que du contrôle des institutions ».

Justice ou théâtre des ombres ?

La « justice tribale » brandie par Matata Ponyo est pour Kabuya une stratégie de mise en scène. Il dénonce une tentative de se présenter en victime pour échapper aux poursuites. Hannah Arendt avertit : « La peur et la manipulation des structures légales peuvent transformer la justice en instrument de légitimation d’un pouvoir ». Ici, le théâtre judiciaire devient miroir des ambitions politiques.

Le régime comme phare dans la tempête

Kabuya élève Félix Tshisekedi au rang de chef intègre, non corrompu, ni impliqué dans le dossier. L’objectif est clair : construire une légitimité éclatante, protéger l’État, contrôler la mémoire collective. Susan Strange rappelle que « le pouvoir moderne se mesure autant par la capacité à protéger qu’à contrôler ».

Les récits comme armes, les mots comme épées

Chaque accusation, chaque confidence, chaque mot rapporté devient un outil pour sculpter la perception publique. Bukanga-Lonzo n’est pas qu’un projet agro-industriel : il est un champ de bataille symbolique, où se joue la suprématie narrative entre anciens réseaux et pouvoir actuel. Kabuya ne se contente pas de dénoncer ; il réécrit l’histoire, forge la légende et impose le récit du présent.

À Bukanga-Lonzo, l’argent, le pouvoir et les mémoires s’entrechoquent. Derrière chaque phrase, chaque révélation, se cache la volonté de tracer les lignes invisibles du contrôle politique et d’élever le président actuel au firmament de l’État intègre et inattaquable.

Yabiso News / VF7, via voltefaceinfos7.com

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