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À New York, le Conseil de sécurité se réunit ce 12 décembre 2025 pour examiner l’Est de la RDC, théâtre d’une résurgence de violences et de tensions régionales. Entre groupes armés, ingérences voisines et espoirs fragiles, la crédibilité de l’ONU et des grandes puissances est mise à l’épreuve.
Des urnes de plomb et des frontières en feu
L’Est de la RDC brûle de violences que l’on croyait contenues. Quatre ans après la supervision de Bintou Keita, la Représentante spéciale de l’ONU, le vide de son départ se fait sentir. La MONUSCO, gardienne fragile d’une paix éphémère, tente de contenir les vagues de groupes armés et les afflux de crises humanitaires.
Entre diplomatie et géopolitique
Rwanda et Burundi, invités à s’exprimer, incarnent la complexité régionale : soutien réel ou supposé aux milices, contrôle des ressources, calculs stratégiques. Les sanctions du Comité 1533, visant trafics et financements illicites, symbolisent les instruments normatifs que l’ONU déploie contre les forces obscures du conflit. Mais face à la logique de puissance, leur impact reste limité.
ONU et États-Unis : entre lumière et ombre
Selon les réalistes, l’ONU ne peut imposer sa volonté face aux intérêts des États et aux calculs de puissance. Les idéalistes y voient un laboratoire de coopération et de normes, un espace où la légitimité prévaut sur la force. Les constructivistes rappellent que la perception de son autorité, façonnée par ses rapports et ses communications, est tout aussi cruciale que l’action militaire ou diplomatique.
Crédibilité fragile, influence persistante
La session de ce vendredi illustre la tension entre puissance et morale, entre intérêt et principe. L’ONU, même fragile, reste le phare qui tente d’orienter les acteurs vers un chemin de responsabilité et de dialogue. Les États-Unis, observateurs et acteurs majeurs, pèsent de leur influence sur cet échiquier africain, mais restent prudents dans l’engagement direct.
Dans ce théâtre où l’ombre et la lumière s’entrelacent, l’Est de la RDC se révèle un miroir des dilemmes de la diplomatie internationale : entre justice, sécurité et survie des institutions.
Rédigé par Didier BOFATSHI
Source : voltefaceinfos7.com