Face aux dysfonctionnements chroniques de l’administration publique, Jean-Pierre Lihau dégaine le Pacte de responsabilité : un engagement symbolique et concret pour restaurer discipline, performance et éthique dans les services de l’État. Plus qu’un simple acte, c’est un souffle de modernité et de contrôle, un signal clair : la République veut se reconstruire sur des fondations solides et responsabiliser chaque acteur du service public.
Signatures comme marteaux
Chaque Secrétaire général, Inspecteur général et Directeur général devra apposer sa signature à un acte individuel. Ce geste, loin d’être purement formel, traduit une pression implicite et un message clair : désormais, chaque fonctionnaire est comptable de ses actes. Peter Drucker rappelle : « La culture mange la stratégie au petit déjeuner ». Ici, le Pacte veut transformer la culture administrative, car sans discipline, aucune réforme ne tient.
Racines de performance
Six engagements structurent ce Pacte : maîtrise des effectifs, suivi de la performance, légalité, exemplarité, dialogue social et obéissance à l’autorité politique. Chaque point vise à remodeler le fonctionnement interne pour que l’efficacité et l’intégrité deviennent des standards. Amartya Sen l’alerte : « Les institutions inefficaces détruisent la liberté et le développement ». Le Pacte trace ainsi la voie d’une administration modernisée et responsable.
Tissage national
La réforme ne s’arrête pas à l’administration centrale : elle s’étend aux provinces pour responsabiliser tous les échelons. Chaque acteur devient fil d’or du tissage national, garant de la performance et de la crédibilité de l’État. L’adhésion collective et le suivi rigoureux sont les clés pour que ce geste symbolique devienne un moteur durable.
Fondation fragile ou pilier solide ?
Si le Pacte est une force symbolique et structurante, son succès dépendra de la rigueur de mise en œuvre et de la volonté réelle des responsables. Hannah Arendt avertit : « La fragilité des institutions permet l’ascension de la violence ». Dans ce contexte, ce Pacte est autant un test qu’une promesse : transformer le geste symbolique en levier réel de modernité et de discipline.
Le Pacte de responsabilité est une flamme dans l’ombre des dysfonctionnements : il appelle à la discipline, à l’exemplarité et à la responsabilité individuelle et collective. Comme le disait Albert Camus : « La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent ». Si le Congo accepte ce présent avec rigueur, chaque signature pourrait devenir un pilier d’efficacité et de confiance retrouvée.
Didier BOFATSHI / VF7, via voltefaceinfos7.com