RDC : la paix à Kinshasa en débat faut-il inviter le feu ou se protéger de lui ?

À Kinshasa, la paix s’invite au cœur des débats comme un feu qu’on hésite à approcher. Jean-Marc Kabund alerte sur l’exclusion de l’AFC/M23, acteur majeur de l’Est, et pose la question brûlante : faut-il tendre la main au feu ou s’en protéger ? Entre pouvoir, légitimité et survie du dialogue, chaque décision pèse comme une braise sur l’avenir de la RDC.

Volcans sous la ville

Jean-Marc Kabund alerte : parler de paix sans l’AFC/M23, c’est marcher sur un volcan prêt à s’embraser. « Il serait incompréhensible que nous nous réunissions à Kinshasa pour parler de paix sans eux », affirme-t-il. Hans Morgenthau rappelait que « la politique internationale est une lutte pour le pouvoir » : ignorer les acteurs militaires clés, c’est condamner la paix à la fragilité.

Ponts d’ombre et légitimité

La légitimité d’un dialogue national ne se décrète pas, elle se construit. Alexander Wendt disait : « Les structures sociales façonnent les identités et les intérêts ». Exclure l’AFC/M23, c’est jouer une pièce où une partie des acteurs reste dans l’ombre, affaiblissant la crédibilité du processus. L’inclusion encadrée transforme un perturbateur en acteur potentiel de stabilité.

Lueurs dans la tempête

La coopération économique peut être un levier de paix. Robert Keohane souligne : « Les institutions réduisent les coûts de la coopération et augmentent la prévisibilité des comportements ». Inclure stratégiquement l’AFC/M23 pourrait transformer des zones de guerre en corridors de prospérité, offrant des incitations concrètes à la stabilité.

Alchimie du feu

William Ury écrivait : « La négociation efficace consiste à transformer un adversaire en partenaire potentiel, non à le vaincre ». L’inclusion conditionnelle devient alors un art de métamorphoser le feu en lumière, une négociation qui transforme la menace en opportunité.

La RDC est à la croisée des chemins : contrôler ou inclure, exclure ou négocier. La paix n’est pas acquise, elle se façonne. Comme le rappelait Ury :
« La négociation n’est pas un affrontement, c’est un pont vers ce qui pourrait être ».
Dans ce dialogue avec le feu, la nation doit décider si elle marche sur des cendres ou sur des ponts de lumière.

Ya Biso News / VF7, via voltefaceinfos7.com

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