RDC : la Belgique s’inquiète de l’arrestation de Ramazani Shadary et plaide pour la désescalade politique

Vendredi 19 décembre 2025. L’arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD et ex-ministre de l’Intérieur, a suscité une réaction diplomatique ferme de la Belgique. Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères et Premier ministre belge, appelle Kinshasa à la désescalade politique et au dialogue interne pour soutenir les efforts internationaux de paix, alors que l’Est du pays reste en proie aux violences de l’AFC/M23.
Une arrestation au cœur de la tempête politique
Dans la nuit de mardi, Emmanuel Ramazani Shadary a été arrêté à son domicile par un mélange de forces militaires et d’agents en civil. Son fils a été brièvement détenu mercredi soir pour des publications en ligne, avant d’être relâché jeudi matin. Ces interventions, selon la famille, ont plongé la scène politique dans un climat de tension et de questionnement sur le respect des droits civiques et politiques.
La Belgique tire la sonnette d’alarme
Maxime Prévot a qualifié l’arrestation de Shadary de contre-productive, estimant qu’elle ne contribue ni à l’apaisement de la scène politique congolaise, ni à la consolidation des efforts de paix dans l’Est. « Impliquer le plus grand nombre est une manière de rassembler face à l’adversité. L’arrestation du secrétaire permanent du PPRD pose question et ne semble pas aller dans ce sens », a-t-il déclaré. Prévot a appelé Kinshasa à engager un dialogue inclusif, dans le respect de la Constitution et des principes républicains, et à inscrire la politique intérieure dans une dynamique compatible avec les processus internationaux de Washington et de Doha.
Désescalade et responsabilité interne
Selon le ministre belge, la paix régionale et la stabilité intérieure passent par la capacité des acteurs congolais à traduire les engagements internationaux en mesures concrètes. Le pays, fragile et en tension permanente dans l’Est, ne peut se permettre de laisser la scène politique se fracturer davantage.
Vers un équilibre précaire
Emmanuel Ramazani Shadary, figure majeure du PPRD et dauphin de Joseph Kabila lors de la présidentielle de 2018, reste au centre d’un dossier qui cristallise les inquiétudes internationales. La Belgique, en tirant la sonnette d’alarme, rappelle à Kinshasa que la stabilité politique interne est indissociable de la paix régionale et que chaque geste politique sera scruté par la communauté internationale.
Rédigé par Didier BOFATSHI
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