
La République démocratique du Congo a ouvert, jeudi 2 avril à Kinshasa, un atelier de validation de sa politique forestière, réunissant près de 500 acteurs publics, privés et de la société civile. Cette rencontre stratégique vise à doter le pays d’un cadre de gouvernance modernisé pour un secteur au cœur des enjeux climatiques mondiaux.
Une réforme au cœur de la gouvernance environnementale
Durant trois jours, les participants travaillent à l’élaboration d’une politique forestière cohérente et durable pour la Democratic Republic of the Congo, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment l’Agence française de développement (AFD), le PGDF et l’initiative CAFI. L’ambition affichée est de faire des forêts congolaises non seulement un patrimoine à protéger, mais aussi un levier de croissance et de développement inclusif.
Une vision axée sur la durabilité
Représentant l’AFD, Hervé Conon a souligné l’importance d’une gestion responsable des ressources naturelles : « Une gouvernance forestière durable constitue un véritable moteur de croissance et un facteur de résilience pour les communautés locales. » Cette approche s’inscrit dans une dynamique globale où la protection des forêts tropicales devient un enjeu central de la lutte contre le changement climatique.
Un engagement politique affirmé
La ministre de l’Environnement a, pour sa part, insisté sur la portée nationale de ces travaux : « Il est essentiel que cette politique forestière soit appropriée par l’ensemble des acteurs afin de garantir sa mise en œuvre effective et durable. » Elle a également appelé les participants à faire preuve de responsabilité et d’engagement tout au long des travaux.
Le poids écologique du bassin du Congo
Avec près de 170 millions d’hectares de forêts, la RDC abrite une part majeure du massif forestier du bassin du Congo, considéré comme l’un des « poumons verts » de la planète. Ce capital naturel place le pays au centre des efforts internationaux de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et de préservation de la biodiversité. Un expert environnemental résume ainsi l’enjeu : « Protéger les forêts du Congo, c’est agir pour l’équilibre climatique mondial. »
Une gouvernance plus participative
L’atelier combine sessions plénières et groupes thématiques, dans une approche participative favorisant la concertation et la co-construction des orientations stratégiques. Dans ce contexte, la RDC entend consolider son rôle de puissance écologique majeure, tout en cherchant à concilier développement économique et impératifs environnementaux.
Okapi / VF7, voltefaceinfos7.com