Au cœur de l’Europe, la RDC tisse sa toile diplomatique pour faire résonner l’urgence de sa paix menacée. Christian Ndongala Nkunku, ambassadeur à l’Union européenne, multiplie rencontres et consultations pour traduire en actes la souveraineté bafouée et l’agression rwandaise dénoncée.
Un marathon diplomatique sous haute tension
Depuis plusieurs semaines, l’ambassadeur parcourt Bruxelles comme un messager pressé, frappant aux portes de la Commission européenne, du Parlement et du Service européen pour l’action extérieure. Chaque rendez-vous est une tentative de transformer les principes en actions concrètes, de convertir la parole en pression politique.
L’Europe face à son miroir
« Défendre la souveraineté et les droits humains tout en fermant les yeux sur le sang, c’est perdre sa crédibilité », martèle Ndongala. La RDC exige l’inscription de sa crise à l’agenda du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE et l’adoption d’une résolution parlementaire pour renforcer la pression sur Kigali.
Entre diplomatie et avertissement
Ce ballet diplomatique s’inscrit dans la continuité des démarches congolaises auprès de l’ONU, avec l’appel à l’application des résolutions existantes et à des mesures ciblées contre les responsables de l’agression. Dans ce paysage où la guerre menace de se régionaliser, la RDC cherche à transformer la vulnérabilité en levier stratégique, alliant lyrisme de l’urgence et pragmatisme politique.
Didier BOFATSHI