RDC : 1 534 vies brisées, l’ombre du viol comme arme de guerre

Dans l’est de la RDC, 1 534 victimes ont été plongées dans l’horreur des violences sexuelles en 2025. Majoritairement des femmes et des filles, elles subissent une tragédie systémique, orchestrée en grande partie par le M23/AFC et d’autres groupes armés, laissant derrière elles des séquelles physiques, psychologiques et sociales profondes. Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme tire la sonnette d’alarme : il est temps d’agir, de briser le silence et de restaurer la dignité.

L’épicentre du cauchemar

Nord-Kivu et Sud-Kivu concentrent près de 80 % des victimes, transformant ces provinces en théâtre de la terreur. 1 534 vies, 854 femmes, 672 filles, enfermées dans un cycle d’humiliation et de violence qui menace de générer une génération entière stigmatisée. Chaque chiffre est un cri muet, chaque victime une tragédie qui interpelle la conscience mondiale.

Le M23 et l’ombre des armes

Le rapport du BCNUDH désigne clairement les coupables : 75 % des violences sexuelles sont l’œuvre de groupes armés, dont le M23 en tête avec 439 victimes. D’autres acteurs Maï-Maï, CODECO, FDLR, ADF, mais aussi certaines forces étatiques participent à cette escalade d’horreurs. L’usage du viol comme arme de guerre transforme le corps féminin en champ de bataille, selon le BCNUDH, et sculpte une violence où la guerre devient intime.

Les cicatrices invisibles

Au-delà des chiffres, les survivantes affrontent des grossesses forcées, l’esclavage sexuel et le rejet social de leurs enfants nés du viol. Moins de 2 % bénéficient d’un suivi complet incluant soutien psychologique, juridique et social. Comme le rappelle Louise Arbour, ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’homme : « L’impunité nourrit le cycle de la violence et fragilise toute société. »

L’urgence d’une lumière

Face à cette tragédie, le BCNUDH exhorte les autorités congolaises et la communauté internationale à agir vite : poursuites judiciaires, protection des enfants nés du viol, cessation immédiate des hostilités et soutien durable aux survivantes. « Chaque femme sauvée, chaque voix rétablie, est une victoire contre l’ombre » adaptation de Leymah Gbowee, Mighty Be Our Powers.

La RDC n’a plus le temps du silence : briser l’impunité est l’urgence sacrée pour restaurer la dignité des victimes et sculpter un futur où la guerre ne dévore plus l’innocence.

Didier BOFATSHI / VF7, via voltefaceinfos7.com

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