Donald Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, du GIEC à l’UNFPA, bouleversant la diplomatie climatique et humanitaire. Entre pragmatisme national et désengagement multilatéral, le monde observe les répercussions sur la science, les institutions et les populations vulnérables.
Une rupture avec le multilatéralisme
Mercredi 7 janvier 2026, la Maison Blanche a annoncé un tournant historique : les États-Unis quittent 66 organisations internationales, dont une moitié affiliée à l’ONU. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) et le GIEC, piliers de la diplomatie climatique mondiale, figurent parmi les victimes de cette décision.
Donald Trump affirme que ces institutions « ne servent plus les intérêts américains », imposant une vision transactionnelle et nationaliste de la politique internationale. Pour John Ikenberry, professeur à Princeton, ce désengagement fragilise l’architecture globale et met en danger la coordination scientifique et humanitaire.
Le vide laissé : agences, science et diplomatie
Le retrait affecte aussi bien les agences humanitaires que les comités scientifiques. L’UNFPA, le Programme alimentaire mondial ou le Haut Commissariat pour les réfugiés voient leurs ressources amputées, menaçant programmes de santé, alimentation et protection des réfugiés.
Thomas Hale, spécialiste en gouvernance climatique, souligne : « La marginalisation américaine dans la négociation climatique ralentira la mise en œuvre des accords et affaiblira la mobilisation internationale. » Les organisations devront chercher de nouveaux partenaires financiers, adapter leurs stratégies et renforcer leur rôle régional pour survivre.
Conséquences directes pour les populations
Les bénéficiaires des programmes internationaux ressentiront immédiatement le retrait américain. Millions de personnes risquent la faim, l’insécurité sanitaire et la vulnérabilité climatique. José Graziano da Silva, ancien directeur du PAM, alerte : « La réduction des fonds américains met en péril les programmes alimentaires d’urgence et la stabilité de nombreuses communautés. »
Le retrait illustre un choix stratégique nationaliste, mais les coûts humanitaires et diplomatiques se font sentir à l’échelle planétaire, posant une question centrale : un monde privé du leadership américain saura-t-il préserver la coopération multilatérale ?
AFP/ France 24, via voltefaceinfos7.com