
Le réseau électrique sous le feu
Selon la compagnie nationale Ukrenergo, les frappes ont touché de multiples installations du réseau électrique ukrainien dès les premières heures du matin. Des coupures d’urgence ont été déclenchées dans la majorité des régions, alors même que l’attaque était encore en cours. Cette offensive s’inscrit dans une campagne méthodique menée depuis des mois par Moscou, transformant les infrastructures civiles en cibles militaires et l’électricité en champ de bataille.
Le froid comme multiplicateur de crise
À Kiev, déjà éprouvée par les précédents bombardements, les coupures se sont ajoutées à une chute brutale des températures. À -5°C au petit matin, la capitale se prépare à un froid polaire pouvant atteindre -20°C. Dans les immeubles assombris, le froid mord plus fort que la peur. À l’ouest du pays, explosions et pannes ont également été signalées, rappelant que nul territoire n’est à l’abri. La guerre ne se contente plus de frapper : elle épuise.
Bombes et diplomatie, deux fronts parallèles
Ces frappes surviennent dans un contexte diplomatique tendu. Russes et Ukrainiens se sont récemment retrouvés à Abou Dhabi avec les États-Unis pour explorer une issue à près de quatre ans de conflit. Une nouvelle rencontre est annoncée, possiblement à Miami. Mais sur le terrain, les missiles parlent plus fort que les mots. Volodymyr Zelensky l’a martelé : aucun accord sur l’Ukraine ne sera accepté sans l’Ukraine. Occupé à près de 20 %, le pays refuse toute concession territoriale imposée, notamment sur le Donbass ou la centrale nucléaire de Zaporijjia.
Dans cette guerre d’usure, l’électricité n’est plus un service : c’est une ligne de front. Chaque panne éclaire une vérité brutale : viser l’énergie, c’est frapper la vie quotidienne, la résilience et la souveraineté. « Quand la lumière s’éteint, la guerre révèle ce qu’elle est vraiment : une épreuve infligée aux civils avant tout. »
RFI / VF7, via voltefaceinfos7.com