Présidentielle au Congo-Brazzaville : L’UPADS appelle à voter sans présenter de candidat

À l’approche de l’élection présidentielle du Congo-Brazzaville, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), principal parti d’opposition dirigé par Pascal Tsaty Mabiala, a choisi de ne pas présenter de candidat. Le parti estime que les conditions d’un scrutin crédible ne sont pas réunies, mais invite néanmoins ses militants à exercer leur droit de vote le 15 mars 2026.

Pas de candidat, mais un appel civique

Réuni en session politique, l’UPADS a officialisé sa position de non-participation à la compétition présidentielle tout en soulignant l’importance du devoir civique. Selon Pascal Tsaty Mabiala, la décision de ne pas aligner de candidat a été prise plusieurs mois auparavant lors d’une réunion du Conseil national du parti.

« Nous avons décidé qu’il n’y aurait pas de candidat de l’UPADS. Nous sommes dans une République, dans un État de droit, et nous avons des obligations civiques. Nos militants sont invités à voter en leur âme et conscience », a-t-il déclaré. Le dirigeant de l’opposition a toutefois rappelé que le parti ne pouvait se soustraire au processus électoral national.

Vote libre et absence de consigne politique

Face à la question d’une éventuelle préférence parmi les sept candidats en lice, la direction du parti a évité de donner une orientation politique explicite. « Le militant qui votera, libre devant sa conscience, mettra son bulletin dans l’urne selon son choix. Nous n’allons pas l’en empêcher », a ajouté le responsable politique.

Cette position traduit une stratégie d’opposition dite de « participation critique », consistant à ne pas boycotter le scrutin tout en exprimant des réserves sur les conditions d’organisation de l’élection en Brazzaville.

Un contexte électoral sous tension

La présidentielle du 15 mars 2026 intervient dans un climat politique marqué par les débats sur la transparence électorale et la légitimité du processus démocratique dans le Congo.

Pour plusieurs observateurs, la posture de l’UPADS illustre les dilemmes stratégiques de l’opposition dans les systèmes politiques où la compétition électorale reste fortement asymétrique.

Didier BOFATSHI / voltefaceinfos7.com

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