PPRD : la liberté suspendue, l’opposition en alerte

À Kinshasa, l’arrestation d’Aubin Minaku et d’Emmanuel Ramazani Shadary jette une ombre sur le paysage politique. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) réclame leur libération immédiate et sans condition, dénonçant une stratégie de terreur qui, selon lui, vise à étouffer l’opposition et à restreindre l’espace démocratique.

Arrestations et contestations

Ferdinand Kambere, cadre du PPRD, a réagi dimanche 18 janvier sur Radio Okapi, confirmant les faits et condamnant les arrestations de Minaku et Shadary. Ces actions, qualifiées d’« acharnement », viennent rappeler que, dans certaines zones du pouvoir, la dissidence devient un risque tangible et que la sphère politique peut se transformer en théâtre d’intimidation.

Une stratégie de terreur ?

Selon le PPRD, le pouvoir actuel aurait mis en place une tactique visant à « traquer ou faire taire l’opposition ». Kambere souligne que de telles mesures sont inacceptables dans une démocratie et portent atteinte aux fondements mêmes de la liberté politique et d’expression. Les arrestations répétées d’acteurs clés du parti interrogent sur le respect des droits civiques et du pluralisme politique dans le pays.

Appel à la libération immédiate

Le PPRD exige la remise en liberté de tous ses membres détenus, dénonçant des arrestations « sans fondement ». La demande inclut Aubin Minaku, vice-président du parti, et Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent, arrêtés respectivement il y a quelques jours et il y a un mois. Le parti appelle ainsi à un retour à la légalité et au respect des droits politiques fondamentaux. « La démocratie n’est pas une idée suspendue, elle se vit dans la liberté de chaque voix » un rappel que la légitimité d’un pouvoir se mesure à sa capacité à tolérer l’opposition et à protéger ses citoyens.

Okapi / VF7, via voltefaceinfos7.com

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