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Abidjan, 8 décembre 2025 – Dans un palais présidentiel baigné de lumière, Alassane Ouattara a prêté serment pour un quatrième mandat, main droite levée, main gauche sur la Constitution. Un geste solennel, symbole d’un pouvoir qui se pérennise au cœur d’une nation en quête d’unité. À près de 90 % des voix, le président sortant offre au monde un tableau de stabilité, mais soulève dans le même souffle des questions sur la démocratie et les équilibres régionaux, selon Le Figaro et l’AFP.
Un score écrasant, une légitimité scrutée
À 83 ans, le chef de l’État ivoirien incarne la continuité. Mais derrière les chiffres mirobolants se profile l’ombre de la concentration du pouvoir. Dans les couloirs feutrés de l’Union africaine et de la CEDEAO, la réélection d’Ouattara est observée avec prudence : un résultat si massif, s’il assure la stabilité, interroge sur la vitalité de l’opposition et la pluralité politique du pays, selon Le Figaro.
Diplomatie : le monde jauge la Côte d’Ivoire
La scène internationale s’ouvre comme un kaléidoscope. La France et l’Union européenne saluent un scrutin pacifique tout en rappelant l’impératif de transparence et d’inclusion politique. L’ONU, elle, souligne la nécessité d’une gouvernance stable mais légitime. « La stabilité politique, même sous un long mandat, reste le socle sur lequel repose la confiance des partenaires », indique un diplomate ouest-africain cité par l’AFP.
Investissements : stabilité et vigilance
Pour les investisseurs, la continuité du pouvoir est un phare rassurant. L’Union européenne et Pékin, principaux partenaires économiques, voient dans ce quatrième mandat une promesse de contrats inchangés, d’infrastructures consolidées et de projets maintenus. Mais la stabilité affichée peut se fissurer si la perception d’exclusion ou d’inégalités sociales persiste, avertissent certains analystes financiers, selon Le Figaro.
Entre poésie et pragmatisme
Le serment d’Ouattara, main sur la Constitution, résonne comme une métaphore de la Côte d’Ivoire elle-même : une terre à la fois ferme et vulnérable, où la continuité politique côtoie les défis de la démocratie et de la justice sociale. Le quatrième mandat ne se limite pas à un chiffre ; il est l’écho d’une histoire nationale, d’un pays scruté par le monde et par ses propres citoyens, selon Le Figaro et l’AFP.