Sous les dorures du ministère des Finances, deux noms font vaciller le silence officiel. Soupçonnés de corruption, Trésor Kiala et Yannick Isasi sont dans le viseur du ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, qui appelle la justice à trancher dans l’obscurité d’un circuit financier où le droit se heurte aux pressions et aux exigences exorbitantes.
Entre honoraires et trahisons : le signal d’alarme
Le ministre Guillaume Ngefa a saisi le Procureur général pour demander l’ouverture de poursuites judiciaires contre deux membres du cabinet du ministre des Finances, Doudou Fwamba. Trésor Kiala et Yannick Isasi sont accusés d’entraves au paiement régulier des honoraires dus aux avocats de la République, en violation de l’article 70 de la loi organique n° 3/011-B du 11 avril 2013. Ce dossier met en lumière un dysfonctionnement grave : les règles de l’État de droit s’emmêlent dans les circuits opaques de la finance.
Pressions et exigences : le circuit financier sous tension
Selon le ministre de la Justice, malgré des instructions claires de la Présidence, les mis en cause exercent des pressions et exigent 159 % du montant global avant l’alignement de l’ordre de paiement informatisé. Une manœuvre qui, selon Ngefa, constitue une entrave grave au fonctionnement normal de l’État et reflète un système où l’intérêt personnel tente d’étouffer les obligations légales. La saisine s’accompagne des pièces fournies par le collectif des avocats de la République, comme autant de lumières jetées sur un circuit assombri par l’opacité et la suspicion.
La Justice comme rempart et vigie
Par cette démarche, Guillaume Ngefa réaffirme la détermination du gouvernement à lutter contre la corruption et à protéger les intérêts de l’État. Plus qu’une affaire administrative, ce signal est un appel à la vigilance, un rappel que le respect des engagements financiers envers les auxiliaires de justice est la condition sine qua non de l’intégrité de l’État. La saisine illustre l’idée que la justice doit agir là où la finance se fait tentaculaire et silencieusement oppressive.
« Quand l’ombre s’invite dans les coffres, il revient à la justice d’allumer les lampes », avertit un observateur judiciaire. La lumière, ici, n’est pas seulement juridique : elle est morale et civique, défiant les engrenages du pouvoir et de la corruption.
Actu30 / VF7, via voltefaceinfos7.com