La désignation de Juliana Amato Lumumba par la République démocratique du Congo pour le poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) continue de susciter des réactions positives dans le paysage politique national. Dans une publication sur le réseau social X, Patrick Nkanga, cadre du parti d’opposition Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a qualifié ce choix de « judicieux et symbolique ».
Un choix qui dépasse les clivages politiques
Selon Patrick Nkanga, la candidature de Juliana Lumumba « transcende les divergences politiques internes ». Il appelle à un soutien national autour de cette initiative diplomatique, estimant que la démarche doit être portée « sans demi-mesure » pour maximiser les chances d’adhésion des États membres. Cette posture rare illustre un moment d’unité politique autour d’un enjeu diplomatique majeur pour Kinshasa.
La diplomatie d’influence en jeu
À travers cette candidature, la RDC ambitionne de renforcer son positionnement dans l’espace francophone. Fille de Patrice Émery Lumumba, figure historique de l’indépendance congolaise, la candidate incarne aussi une dimension mémorielle et symbolique forte. Patrick Nkanga insiste sur la nécessité d’un engagement diplomatique sincère afin de convaincre les pays membres de l’OIF.
Un enjeu d’image et de leadership international
Pour Kinshasa, cette candidature dépasse la logique individuelle. Elle s’inscrit dans la volonté de porter « la voix du pays et de ses institutions » sur la scène internationale et de renforcer l’influence congolaise dans la gouvernance francophone.
Comme l’affirmait Winston Churchill : « La diplomatie est l’art d’envoyer quelqu’un à l’enfer de telle sorte qu’il en ait hâte d’y aller ». Une formule qui rappelle que la compétition diplomatique se joue souvent dans la subtilité des symboles autant que dans les rapports de force. La bataille pour l’OIF s’annonce donc autant politique que stratégique pour la RDC.
Actu30 / VF7, via voltefaceinfs7.coma