Christelle Muabilu prend officiellement les rênes de l’Office congolais de contrôle (OCC) avec pour ambition de restaurer confiance, cohésion et patriotisme au sein de l’institution. Sa mission s’inscrit dans la continuité des services publics, alors que son prédécesseur a été suspendu pour graves irrégularités de gestion.
Un climat de confiance et de paix sincère
Dès sa prise de fonctions, la directrice générale ad intérim a affiché ses priorités : « Instaurer un climat de confiance mutuelle, de paix sincère et de patriotisme ». Elle a promis de consolider la cohésion entre les cadres et les agents, tout en assurant la continuité des services publics essentiels.
Gratitude et soutien présidentiel
Christelle Muabilu a exprimé sa reconnaissance envers le président Félix Tshisekedi pour la confiance accordée à la femme et à la jeunesse. Le secrétaire général du ministère du Commerce extérieur, Eugène Manga Manga, a souligné l’importance d’un climat de travail apaisé et constructif pour réussir le redressement de l’OCC.
Un intérim suite à une suspension controversée
La nomination de Christelle Muabilu intervient après la suspension à titre conservatoire de son prédécesseur, Étienne Tshimanga Mutombo, décidée le 16 février 2026 par le ministre Julien Paluku Kahongya. Cette suspension fait suite à des fautes lourdes de gestion : installation d’un système informatique parallèle facilitant l’usage frauduleux de fausses attestations, pertes financières importantes pour l’État, insubordination et gestion chaotique des ressources humaines et financières.
Redressement et modernisation
La nouvelle direction entend mettre fin aux pratiques irrégulières et restaurer la transparence, tout en modernisant les procédures de contrôle. La priorité est claire : un OCC efficace, fiable et respecté, capable de servir les citoyens et l’État dans un cadre professionnel et sécurisé.
Christelle Muabilu entre en fonction avec un double défi : restaurer la confiance et asseoir un OCC exemplaire. Comme le rappelle Peter Drucker : « La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer ». Pour l’Office congolais de contrôle, l’avenir se construit aujourd’hui, dans un climat de transparence et de responsabilité.
Didier BOFATSHI / voltefaceinfos7.com