Le village de Bukumbirwa, dans le territoire de Walikale, a été le théâtre de nouveaux affrontements entre l’AFC/M23 et les wazalendo du NDC Rénové. Trois heures de combats intenses, des habitants terrorisés, et un village repris par les rebelles : le Nord-Kivu rappelle une fois encore la fragilité de la paix.
L’aube éclatée par les armes
Aux environs de 4 heures, les wazalendo ont attaqué les positions de l’AFC/M23, plongeant la population dans la peur et le chaos. Les tirs d’armes lourdes et légères ont résonné pendant plusieurs heures, forçant les habitants à se terrer chez eux. Bukumbirwa, ce matin-là, est devenu un théâtre de métal et de fumée, où le calme n’a été qu’un souvenir lointain.
Retraite et contrôle
Après trois heures d’affrontements, les wazalendo ont reflué vers la brousse. Les rebelles de l’AFC/M23 reprennent le contrôle de Bukumbirwa, renforçant également leurs positions à Rusamambu. Des renforts en provenance de Buleusa sont arrivés dans la matinée, accentuant la tension et rappelant que la région demeure un terrain mouvant de conflits persistants.
Une vie suspendue aux détonations
Malgré la reprise timide des activités socio-économiques, la psychose reste palpable. Les habitants vivent dans l’ombre des combats, chaque détonation rappelant que la paix est une illusion fragile dans le Nord-Kivu. La zone reste sous haute tension, et l’équilibre entre factions armées est précaire, au détriment de la population civile.
Bukumbirwa illustre à nouveau la dureté du Nord-Kivu : « Là où le silence devrait régner, les armes décident encore du destin des hommes ». La population attend, entre peur et résilience, que la paix cesse d’être un mirage.
Actualité.cd / VF7, via voltefaceinfos7.com