Noël en temps de guerre : Félix Tshisekedi invoque l’unité d’un Congo meurtri mais debout

À la veille de Noël, dans une République démocratique du Congo éprouvée par la guerre à l’Est, le président Félix Tshisekedi a livré un message solennel à la Nation. Entre compassion, hommage aux forces engagées et appel à la cohésion nationale, le Chef de l’État a exhorté les Congolais à rester unis, solidaires et attentifs aux plus fragiles, alors que les armes continuent de parler et que la paix demeure fragile.
La Nativité sous les bombes, la Nation dans un même souffle
Dans la nuit symbolique de la Nativité, la parole présidentielle s’est faite grave. Pensées tournées vers les populations de l’Est, prises dans l’étau de la violence, de l’occupation et de l’exil, Félix Tshisekedi a rappelé que nul territoire, nul citoyen ne doit être laissé à l’écart de la cohésion nationale. Il a rendu hommage aux FARDC et aux Wazalendo tombés pour la défense de l’intégrité territoriale, affirmant que la République n’est pas qu’une géographie, mais une âme collective appelée à résister.
Célébrer sans nier l’épreuve, résister sans se renier
Le Chef de l’État a assumé la tension du moment : fêter Noël sans occulter la souffrance. Pour lui, célébrer malgré la guerre n’est pas une fuite, mais un acte de foi dans les valeurs fondatrices famille, dignité humaine, amour du prochain, espérance. Une manière de dire que l’épreuve, aussi rude soit-elle, ne confisquera pas l’identité du peuple congolais, éprouvé mais jamais résigné.
Diplomatie fragile, cohésion comme ultime rempart
Sur le plan international, Félix Tshisekedi a rappelé les efforts diplomatiques engagés après la prise de Goma et de Bukavu en 2025, entre les accords de Washington et le processus de Doha. Mais l’enlisement des négociations et la reprise des combats, marquée par l’occupation temporaire d’Uvira, soulignent la fragilité du chemin vers la paix. Face à cette incertitude, le président a martelé que l’unité nationale demeure la meilleure réponse à l’adversité et la condition des jours meilleurs.
Didier BOFATSHI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *