Muinyambulu, le fleuve qui avale les enfants : la peur marche sur la rive du Kasaï

La nuit s’est transformée en tragédie silencieuse dans la cité frontalière de Muinyambulu, située dans le territoire de Luiza. Deux hippopotames venus du fleuve Rivière Kasaï ont attaqué et tué une fillette de 11 ans, plongeant la communauté dans une peur lourde et presque tangible.

La nuit qui mange les rêves

Selon les témoignages locaux, la victime se trouvait avec sa sœur lorsqu’elle a croisé les animaux sauvages. L’obscurité, complice du drame, a enveloppé l’instant fatal. La scène rappelle la fragilité de l’homme face à la nature indomptée, comme le soulignait Hippolyte Taine : la société reste toujours exposée aux forces qui dépassent son contrôle.

La peur comme frontière invisible

Depuis l’attaque, les activités commerciales et champêtres ralentissent dans la zone. La population vit dans une psychose collective. Les habitants, proches de la frontière avec l’Angola, redoutent de nouvelles incursions animales. Les rives du fleuve deviennent ainsi un territoire d’angoisse plutôt que de vie.

La demande d’action : entre protection et controverse

Le président territorial de la société civile de Luiza, Didier Njila Buamukishi, appelle les autorités à éliminer les animaux jugés dangereux afin de protéger la population. Les services administratifs locaux évoquent des opérations d’abattage en cours de renforcement, en attendant un approvisionnement logistique adapté.

Une tragédie qui se répète

Un précédent drame avait déjà frappé le village en décembre 2025, lorsqu’une autre habitante avait été tuée dans des circonstances similaires.

Entre l’homme et la faune sauvage, la frontière reste fragile. « La nature est indifférente aux douleurs humaines », écrivait Albert Camus. À Muinyambulu, le fleuve continue de couler, portant peut-être encore l’écho d’une peur qui ne dort jamais.

RTNC / VF7, via voltefaceinfos7.com

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