La nuit avale Minaku : enlèvement ou disparition programmée ?
À Kinshasa, Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et vice-président du PPRD, a été arrêté dans sa résidence privée par des hommes armés, transporté vers une destination inconnue peu après minuit. Des témoins décrivent une opération silencieuse, sans violence apparente, mais le bouclage de la maison par les forces spéciales laisse une impression de théâtre militaire. La liberté individuelle vacille, et avec elle, l’éclat d’un État de droit.
La Constitution piétinée : le droit comme décor
Delly Sessanga, opposant historique au régime de Kabila, dénonce un enlèvement qui « viole frontalement » la liberté et la sûreté individuelles. Selon lui, « dans un État de droit, le respect de la Constitution n’est pas une option ! ». La privation arbitraire de liberté transforme la loi fondamentale en simple décor, une façade fragile derrière laquelle l’arbitraire se glisse.
La voix des droits étouffée : Fayulu appelle à la relecture
Martin Fayulu s’inquiète de la répétition de telles pratiques et interpelle la communauté nationale et internationale. « Jusqu’à quand piétinera-t-on les droits humains et les libertés fondamentales ? La Constitution est claire », écrit-il, en appelant à relire les alinéas 1 et 2 de l’article 17 ainsi que l’article 18. Dans cette arrestation nocturne, la lettre de la loi semble s’effacer devant l’ombre des hommes armés.
Parti suspendu, partenaires muets : le silence qui gronde
Depuis novembre, les activités du PPRD sont suspendues dans tout le pays. Les cadres et militants observent, impuissants, les arrestations en série, attendant la libération de leurs camarades. Le silence complice des partenaires internationaux accentue la fracture entre justice proclamée et droits bafoués. L’État paraît immobile, tandis que la liberté devient marchandise fragile dans la main des forces de sécurité.
Liberté en exil et citoyens en alerte
L’arrestation d’Aubin Minaku ne concerne pas seulement un homme, mais le socle de la liberté et de la sûreté individuelles en RDC. Comme le rappelle Delly Sessanga, « la Constitution n’est pas une option ». Chaque arrestation arbitraire est un miroir tendu à la société : que reste-t-il de l’État de droit quand ses gardiens marchent sur ses propres fondations ?
Actualite.cd / VF7, via voltefaceinfos7.com