Mbanza-Ngungu : Ngefa suspend les admissions à Mbanza-Ngungu face à la flambée du choléra

« En ma qualité de ministre d’État, ministre de la Justice, j’ai décidé des mesures exceptionnelles, dont la suspension temporaire des nouvelles admissions », a annoncé Guillaume Ngefa, alors que la prison centrale de Mbanza-Ngungu, dans le Kongo-Central, fait face à une épidémie de choléra ayant déjà causé plusieurs décès. Dans un contexte sanitaire critique, la priorité affichée est claire : contenir la propagation et protéger les détenus comme le personnel pénitentiaire.

Les murs contaminés, l’urgence sanitaire

Dans l’enceinte surpeuplée de la prison de Mbanza-Ngungu, la maladie a trouvé un terrain vulnérable : 11 décès et 74 cas confirmés sur environ 800 détenus. Le choléra s’y propage comme une onde invisible. Le ministre évoque une réponse immédiate, où la santé publique devient impératif de sécurité.

La décision du gel, le temps suspendu

La suspension des nouvelles admissions agit comme un arrêt d’urgence dans une mécanique carcérale déjà sous pression. L’objectif : briser la chaîne de transmission. Comme le rappelait Rudolf Virchow, « la médecine est une science sociale » — et ici, la prison devient un miroir brutal des inégalités sanitaires.

La coordination des soins, l’État en alerte

« Dès l’apparition des premiers cas, j’ai engagé une coordination immédiate avec mon collègue, ministre de la Santé publique », précise Guillaume Ngefa. Un centre de traitement est installé, les infrastructures sont désinfectées, et l’approvisionnement en eau contrôlé. L’État tente de reprendre la main sur une crise qui mêle santé et détention.La dignité en détention, l’épreuve invisible

Derrière les chiffres, une réalité plus silencieuse : celle des vies enfermées et exposées. Nelson Mandela rappelait que « la grandeur d’une nation se mesure au traitement qu’elle réserve aux plus vulnérables ». Une maxime qui résonne avec force dans les murs de Mbanza-Ngungu.

En suspendant les admissions, le ministre Ngefa pose un acte de rupture sanitaire et administratif, révélant la fragilité des infrastructures pénitentiaires face aux crises épidémiques.

Car au-delà de la mesure d’urgence, une vérité demeure : « la santé publique commence là où la dignité humaine est respectée », écrivait Paul Farmer — un rappel sévère à l’endroit des systèmes oubliés.

Didier BOFATSHI

Yabison new  / VF7, voltefaceinfos7com

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