Dans le Nord-Kivu, la guerre reprend son rythme meurtrier. Lundi 12 janvier, les rebelles de l’AFC/M23 ont affronté les combattants Wazalendo du groupe CMC dans plusieurs villages du groupement de Bukombo, rappelant que la région reste une poudrière où la stabilité reste un vœu fragile.
Une matinée de combats étendus
Les affrontements ont débuté à Bumbasha, proche de Mweso, avant de s’étendre vers Karambi et Chahemba. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais la violence a provoqué la fuite de centaines d’habitants, contraints de chercher refuge dans les églises et les écoles des villages voisins.
Une zone structurellement instable
La région située à cheval entre Masisi, Walikale et Rutshuru est régulièrement le théâtre de confrontations entre M23 et divers groupes Wazalendo. Selon Antonio Giustozzi, spécialiste des conflits armés en Afrique centrale : « Les zones frontalières entre territoires restent des espaces d’ombre où l’autorité de l’État est quasi inexistante, permettant aux groupes armés de régner par la violence. »8
Les défis humanitaires
La répétition de ces affrontements accentue la vulnérabilité des populations civiles et bloque tout accès régulier à l’aide humanitaire. Comme le souligne Erik de Vries, expert en protection civile : « Dans les conflits prolongés, la population devient la variable sacrifiée, exposée aux déplacements forcés et aux violences répétées. »
À Masisi, les combats rappellent que la paix est encore un horizon lointain, et que la protection des civils demeure un défi quotidien.
Okapi / VF7, via voltfaceinfos7.com