Les violences armées continuent de fragiliser la vie civile dans le territoire de Kabambare, province du Maniema. Plus de 21.000 personnes ont fui leurs villages après des affrontements internes au mouvement armé Maï-Maï Malaika autour d’un conflit de leadership.
Le feu entre frères ennemis
Les combats ont opposé la faction du général autoproclamé Kabala Selemani à celle du chef d’état-major autoproclamé Amisi Souverain. Les affrontements se sont déroulés près des villages de Machapano et Mingazi, à environ cinq kilomètres de la commune rurale de Salamabila. Cette guerre de positionnement interne transforme les communautés locales en otages d’un conflit qui n’oppose pas seulement des armes mais aussi des ambitions politiques armées.
Femmes et enfants dans le vent de la peur
Les déplacés proviennent notamment des villages de Fundi, Machapano, Katumbutele, Lwandiya et Kambondo. Les populations ont trouvé refuge dans des zones périphériques telles que Salamabila-centre, Nduba, Muhoya et Kaaja, illustrant la mobilité forcée des civils face à l’insécurité. Les autorités militaires et policières locales ont annoncé des mesures de sécurisation pour stabiliser la zone.
La mine silencieuse face aux armes bruyantes
L’insécurité a conduit à la suspension des activités de Namoya Mining (Banro Congo Mining), symbole des tensions entre exploitation minière et stabilité sociale dans la région. Dans les collines du Maniema, la guerre ne compte pas seulement les morts mais aussi les errances. Comme l’écrivait Wole Soyinka : « La justice est la mémoire du monde. » Car chaque enfant déplacé porte, dans le silence du chemin, la promesse fragile d’un retour à la maison.
CPC / VF7, via voltefceinfos7.com