
À Lubumbashi, le chef d’état-major général des FARDC, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe, a fermement mis en garde les militaires contre les discours de haine identitaire, réaffirmant l’unité et le caractère national de l’armée face aux risques de division interne.
Serment d’unité sous tension
Devant une parade mixte armée police au camp Major Vangu, Jules Banza a voulu dissiper toute rumeur de fracture au sein des forces de défense. « Nous voulons rassurer tous les militaires qu’il n’y a jamais eu d’ordre visant à instaurer une quelconque division », a-t-il martelé, dans un contexte marqué par la circulation de discours fragmentaires.
Ligne rouge identitaire
Face à la montée de propos à caractère tribal ou provincial, le chef d’état-major a tracé une frontière nette : « le militaire n’a ni province ni tribu ». Une formule forte, répétée comme un principe fondateur, destinée à préserver la cohésion d’une armée confrontée à des tensions multiformes.
Discipline comme rempart
Le lieutenant-général a également dénoncé des appels à une séparation des militaires selon leur origine géographique, les qualifiant de menaces directes contre la stabilité des forces armées. « L’armée est nationale, elle ne s’identifie à aucune province », a-t-il insisté, érigeant l’unité en impératif stratégique.
Cohésion face à l’ennemi
Évoquant les opérations en cours dans l’Est du pays, notamment au Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Ituri, Jules Banza a averti : toute division interne pourrait « ouvrir un couloir à l’ennemi ». Il a appelé les troupes à la vigilance, rappelant le devoir constitutionnel de protéger la population et l’intégrité territoriale.
Dans cet appel à l’unité, l’armée se pense comme un corps indivisible face aux fractures sociales. Comme le soulignait Frantz Fanon, « chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission », rappelant ici l’exigence historique de cohésion nationale. Et selon Montesquieu, « c’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser », une pensée qui éclaire en creux l’importance de la discipline et de l’éthique dans la préservation d’une armée républicaine, au-delà des appartenances et des identités fragmentées.
Didier BOFATSHI
Actualite.cd /VF7, voltefainfos7.com