Les alliés de l’Ukraine pressent la Russie d’accepter un « cessez-le-feu complet et inconditionnel », quatre ans après le début d’une guerre qui déchire l’Est du continent. Réunis à Kiev au sein de la coalition des volontaires, une trentaine de dirigeants européens ont réaffirmé leur soutien militaire et diplomatique à la nation ukrainienne.
Le temps de la guerre contre la guerre
Les partenaires occidentaux accusent Moscou d’user de la durée comme stratégie. Selon la vice-ministre ukrainienne des Affaires étrangères Mariana Betsa, la Russie « utilise les négociations pour poursuivre cette agression, en misant sur le temps qui passe ». L’idée dominante est celle d’une guerre d’usure où la patience devient une arme. « La guerre aime le silence des transitions », rappelait Sun Tzu dans L’Art de la guerre, évoquant la supériorité de la stratégie sur l’impulsion.
Diplomatie contre fatigue géopolitique
Le secrétaire général de l’ONU António Guterres a qualifié le conflit de « tache sur notre conscience collective », appelant à un arrêt immédiat des combats et au respect de l’intégrité territoriale ukrainienne.
Les États-Unis et plusieurs partenaires du G7 maintiennent leur soutien militaire à Kiev, illustrant une alliance occidentale qui se veut indéfectible.
Moscou rejette la pression internationale
L’ambassadeur russe à l’ONU Vassili Nebenzia a dénoncé une résolution qualifiée d’« écran de fumée », affirmant que la Russie participe « de bonne foi » aux négociations. De son côté, l’Union européenne promet la concrétisation d’un prêt d’environ 90 milliards d’euros à l’Ukraine, selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
La guerre s’installe dans la durée, entre sanctions, drones et diplomatie tendue. « La paix n’est pas l’absence de conflit, mais la victoire de la raison sur la peur », écrivait Bertrand Russell. Pourtant, au-dessus de l’Europe, le fracas des armes continue de dessiner l’histoire.
France 24 / VF7, via voltefaceinfos7.com