Les trônes du terroir vers la solde de la République

À l’issue du Forum national des affaires coutumières tenu à Kinshasa, les acteurs traditionnels et institutionnels ont recommandé la mécanisation et la rémunération des autorités coutumières comme agents publics, dans une dynamique de renforcement de la gouvernance locale, de la sécurité communautaire et de la cohésion nationale en République démocratique du Congo.

Le pouvoir ancestral entre honneur et fonction publique

Le forum national des affaires coutumières, tenu du 2 au 5 mars 2026, a proposé l’intégration progressive des chefs coutumiers dans un système de rémunération étatique. Les participants souhaitent voir les autorités traditionnelles reconnues comme acteurs administratifs à part entière, à l’image des agents publics classiques. Cette orientation vise à consolider l’autorité de l’État dans les territoires ruraux tout en préservant la légitimité culturelle.

Cette recommandation concerne notamment l’Gouvernement de la République démocratique du Congo et s’appuie sur le cadre juridique national régissant les entités traditionnelles.

La mémoire des lignées comme patrimoine administratif

Les assises ont préconisé la révision du statut des chefs coutumiers afin de restaurer les mécanismes locaux de règlement des conflits. L’idée centrale repose sur la codification des successions traditionnelles et la mise à jour des arbres généalogiques des familles régnantes, considérés comme un capital historique et social.

Gouverner la proximité : sécurité et décentralisation

Les recommandations insistent aussi sur l’achèvement des comités locaux de sécurité et sur le paiement régulier de la rétrocession de 40 % destinée aux entités territoriales décentralisées, conformément aux principes de décentralisation financière.

Inclusion sociale et terres ancestrales

Le forum a soutenu la vulgarisation de la loi sur la parité et la protection des peuples autochtones pygmées, en lien avec la promotion des droits communautaires et la gestion durable des ressources naturelles.

La Première ministre a salué l’esprit consensuel des travaux au nom de l’État congolais. Comme le rappelait Albert Camus : « Un pays se juge à la dignité qu’il accorde aux plus silencieux de ses fils ». Dans le Congo des traditions, l’État cherche à écouter la voix ancienne du territoire.

7 sur 7.cd / VF7, via voltefaceinfos7.com

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