Les flammes de la liberté illuminent la RDC

Trente-quatre ans après les pas des martyrs dans les rues de Kinshasa, la mémoire gronde et s’anime. Ce n’est plus seulement un souvenir : c’est le peuple lui-même qui, par ses votes et sa résistance, rallume la flamme de la démocratie. La RDC ne regarde plus le passé : elle l’incarne, le transforme et le fait respirer à chaque élection.

Éclats du passé

Le 16 février 1992, les rues de Kinshasa résonnaient des pas des martyrs. Étudiants, citoyens, société civile : tous défiaient l’autorité, exigeant la démocratie. Trente-quatre ans plus tard, Lamuka rallume cette mémoire à la paroisse Saint‑Joseph de Matonge. Martin Fayulu parle d’un combat “inachevé”. Mais Hannah Arendt nous rappelle : « La mémoire collective est une condition de l’action politique. » Aujourd’hui, le peuple prolonge cette mémoire par ses gestes, ses choix, son courage électoral.

Le Pouvoir du peuple

Alexis de Tocqueville écrivait : « La démocratie ne vit que par la participation active de ses citoyens. » En RDC contemporaine, le peuple ne se contente pas de dénoncer : il agit et choisit. Refuser un troisième mandat à Joseph Kabila, alors que dans d’autres pays un tel mandat aurait pu passer sans contestation, illustre la force de cette action. Grâce aux marches persistantes de 2016 et 2017, le peuple congolais a exigé la tenue des élections et obtenu, contre la volonté de l’ancien président de conserver le pouvoir par la force, la réalisation effective du scrutin en 2018. En rejetant également un successeur désigné par Kabila, les Congolais ont fait preuve d’une vigilance citoyenne remarquable, contrastant avec d’autres contextes régionaux, comme en Angola, où le dauphin du président sortant a accédé au pouvoir sans contestation. Le vote sanction a été utilisé avec tact comme un bouclier contre l’absolutisme : une révolte ponctuelle s’est transformée en une résistance démocratique durable, montrant que le peuple n’est pas simple spectateur, mais acteur vigilant de sa souveraineté.

C’est grâce au courage des héritiers du combat des martyrs du 16 février que la RDC a connu sa première passation civilisée du pouvoir au XXIᵉ siècle, un spectacle historique où un président sortant et un président entrant ont symboliquement transmis les clés de l’État. Cette bravoure inaugure une histoire inédite, gravée dans la mémoire collective du peuple congolais. Bottom of Form

Souveraineté en marche

Le combat a changé de forme : il ne s’oppose plus seulement à un régime, il célèbre la souveraineté populaire. Octavio Paz le résumait : « La démocratie est plus qu’un système politique ; c’est un acte de création permanente. » Chaque scrutin en RDC est une sculpture vivante, chaque vote une affirmation que la démocratie respire, évolue et s’enracine.

Expérience vivante

John Dewey insistait : « La démocratie doit être vécue comme une expérience, non simplement instituée comme une structure. » La RDC le prouve : la mémoire des martyrs ne s’enferme pas dans le passé. Elle guide, inspire et se réinvente dans l’action concrète des citoyens.

La démocratie congolaise n’est pas un mausolée à contempler, mais une flamme à entretenir. Ignorer le courage du peuple aujourd’hui, c’est trahir celui d’hier. Comme le disait Victor Hugo : « Il n’y a rien de plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » Et pour la RDC, cette heure est celle de l’action vibrante, insistante, vivante.

Didier BOFATSHI / voltefaceifos7.com

 

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