Le derby tant attendu entre TP Mazembe et FC Lupopo a tourné au chaos dimanche dernier au stade de Kamalondo. Les supporters ont envahi le terrain, forçant l’arrêt définitif du match. En conséquence, la Ligue nationale de
football a infligé un forfait aux deux clubs, accompagné de sanctions financières et disciplinaires sévères. « Les trois prochains matchs à domicile des deux équipes seront délocalisés afin de prévenir de nouveaux débordements et renforcer la sécurité », précise le communiqué de la LINAFOOT.
Tribunes en éruption
Les incidents ont débuté dans les gradins et autour des cages de but, nécessitant l’intervention de la police nationale. Actes de vandalisme, jets d’objets et envahissement du terrain ont transformé l’enceinte sportive en zone de chaos, mettant en danger joueurs, officiels et spectateurs. Le sociologue du sport Norbert Elias rappelait : « Le sport révèle les passions, mais aussi la fragilité des règles quand la foule s’empare du pouvoir. »
Forfaits et amendes : la sanction tombe
Mazembe et Lupopo écopent chacun d’un forfait et d’une amende de 15 000 USD. Le gardien du TP Mazembe a été sanctionné de 200 USD pour usage présumé de « gris‑gris », interdit par le règlement. Les deux clubs devront également réparer les dégâts matériels causés au stade, reflétant l’importance accordée au respect des infrastructures et à la discipline sportive.
Le championnat ne s’arrête pas
Malgré cette débâcle, le classement provisoire reste inchangé : TP Mazembe conserve la tête du groupe A avec 52 points, suivi par FC Lupopo avec 45 unités. Les tensions sur le terrain rappellent toutefois que la ferveur populaire, lorsqu’elle n’est pas canalisée, peut mettre en péril l’intégrité des compétitions.
Discipline et vigilance
À travers ces mesures, la LINAFOOT affirme sa volonté de renforcer le respect des règles et de prévenir les débordements. Comme le disait le philosophe du sport Jean-Paul Sartre :
« La liberté sans discipline finit toujours par devenir chaos. » À Kamalondo, le message est clair : la passion du football ne doit jamais dépasser celle de la responsabilité.
Didier BOFATSHI / via voltefaceinfos7.com