Le ciel des drones sur l’Est meurtri

Face à l’escalade des tensions armées dans l’Est de la République démocratique du Congo, plusieurs pays européens, l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique ont exprimé leur vive inquiétude concernant les violations répétées des cessez-le-feu ainsi que l’usage d’aéronefs sans pilote menaçant les populations civiles dans la zone de conflit opposant les forces étatiques aux groupes rebelles.

Le monde observe la plaie ouverte de l’Est

Dans une déclaration commune, la Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis, réunis au sein du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs présidé par la Suède, ont dénoncé la poursuite des hostilités malgré les engagements signés dans les processus diplomatiques de Washington et de Doha.

Les partenaires internationaux ont appelé toutes les parties à respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment celles relatives à la protection des civils et à l’arrêt des hostilités armées.

Les drones, nouvelle géographie de la peur

Les inquiétudes portent particulièrement sur l’utilisation d’appareils aériens armés dans les opérations militaires, susceptibles d’exposer les populations civiles à des risques létaux. Les États signataires ont réaffirmé qu’aucune solution militaire durable ne peut stabiliser la crise dans l’Est congolais.

Kinshasa défend la posture militaire

Le gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le ministre de la Défense Guy Kabombo Muadiamvita, a salué la résistance opérationnelle des Forces armées de la République démocratique du Congo face à ce qu’il qualifie d’offensive belliciste de la coalition rebelle.

Le dialogue fragile sous le vent des armes

De son côté, l’Alliance Fleuve Congo, alliée au mouvement M23 (mouvement rebelle) selon plusieurs rapports internationaux, accuse le pouvoir central d’intensifier les attaques.

Entre diplomatie fragile et géographie de la violence, l’Est congolais reste suspendu à l’espoir d’une paix incertaine. Comme le rappelait Nelson Mandela : « La paix n’est pas un rêve, elle est un combat ». Dans le ciel sombre du conflit, l’humanité attend encore la lumière.

Okapi / VF7, via voltefaceinfos7.com

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