La République démocratique du Congo s’oriente vers une architecture politique plus inclusive. La ministre du Genre appelle à la gouvernance paritaire pour briser les pesanteurs socioculturelles et ouvrir les sphères décisionnelles à la pleine participation des femmes, dans un élan de modernisation démocratique.
Déconstruire l’ombre des barrières sociales
La gouvernance paritaire s’impose comme un horizon institutionnel en République démocratique du Congo. Selon Micheline Ombae, la participation politique des femmes doit devenir un droit exercé, non une concession sociale.
Lors du Forum des Affaires coutumières, la ministre du Genre, famille et enfant a plaidé pour l’effacement progressif des obstacles culturels freinant l’accès des femmes au pouvoir. Les structures traditionnelles sont invitées à participer à cette mutation.
La compétence, seule mesure du pouvoir
La Constitution de la République démocratique du Congo établit l’égalité stricte entre l’homme et la femme dans l’accès aux responsabilités publiques.
L’exercice du pouvoir, qu’il soit étatique ou coutumier, doit désormais se fonder sur la compétence. Cette position s’aligne sur les engagements internationaux du pays dans la lutte contre les discriminations.
Signataire d’instruments juridiques globaux, la RDC réaffirme que l’accès des femmes aux espaces décisionnels constitue un droit fondamental et non un privilège politique.
Chefferies traditionnelles, nouveaux vecteurs du changement
Les autorités coutumières sont appelées à devenir des relais de transformation sociale. Les provinces historiquement marquées par un conservatisme socioculturel témoignent déjà d’une évolution progressive des mentalités. La coopération entre le ministère du Genre et les structures en charge des affaires coutumières traduit une volonté d’harmoniser modernité institutionnelle et héritage communautaire.
Un visage nouveau pour la gouvernance congolaise
« Une gouvernance qui exclut la moitié de sa population ne peut prétendre à l’efficacité », rappelle l’orientation politique du discours. Comme le disait Nelson Mandela : « La liberté n’est pas seulement briser ses chaînes, mais vivre d’une manière qui respecte et renforce la liberté des autres. » La parité apparaît ainsi comme la promesse d’un pouvoir qui ressemble enfin à son peuple.
ACP / VF7 voltefaceinfos7.com