
Dans la ville de Kikwit, le passage du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo résonne comme une décharge symbolique dans un territoire longtemps plongé dans l’attente énergétique. Au cœur de cette itinérance, une vérification stratégique : l’acheminement effectif de l’électricité issue de Kakobola vers le poste 66/33 KV, maillon décisif entre promesse et réalité.
Le pouvoir au bout des câbles
Sous le regard attentif du Directeur Général de la Société Nationale d’Électricité, Teddy Lwamba, le Chef de l’État scrute chaque articulation technique. Ici, le geste politique épouse la précision de l’ingénierie. Comme le rappelait Nikola Tesla : « L’énergie ne vaut que par sa capacité à atteindre ceux qui en ont besoin. » Kikwit devient alors le théâtre d’une souveraineté qui circule en volts.
Des turbines au quotidien des vies
Au-delà des installations, c’est la vie ordinaire qui vacille vers la lumière. L’électricité n’est plus une abstraction technique, mais une promesse domestique. Thomas Edison le pressentait déjà : « Nous rendrons l’électricité si bon marché que seuls les riches brûleront des bougies. » À Kikwit, cette prophétie esquisse enfin ses contours.
La mise en scène du savoir maîtrisé
Démonstrations techniques, discours calibrés, symbolique maîtrisée : tout concourt à installer l’image d’un État capable. Pourtant, derrière cette chorégraphie, subsiste l’exigence de continuité. Comme l’enseignait Michael Faraday, la moindre rupture compromet l’ensemble du système. L’enjeu dépasse donc la visite : il s’ancre dans la durée.
L’étincelle d’un futur économique
L’électricité, ici, devient levier de transformation. Artisanat, commerce, services : tout dépend de ce flux invisible. En filigrane, une vérité s’impose l’énergie est la matrice du développement, et son absence, une frontière silencieuse.
À Kikwit, le courant électrique épouse désormais le courant politique. Mais une question demeure suspendue : la lumière promise sera-t-elle continue ou intermittente ? Car, comme le souligne une maxime inspirée des pionniers de l’électricité : « Gouverner, c’est assurer que la lumière ne s’éteigne jamais. » Et dans cette tension entre promesse et réalité, résonne la voix intemporelle de Victor Hugo : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. »
Serge BOKATOLA / VF7, voltefaceinfos7.com