Vendredi 19 décembre 2025. La nuit a été sanglante à Epumbulu, dans le territoire de Kwamouth. Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont tué quatre miliciens Mobondo et capturé un autre lors d’affrontements visant à rétablir la sécurité dans la province de Maï-Ndombe. Une opération qui souligne la persistance des défis sécuritaires dans cette région rurale et la détermination de l’État à reprendre le contrôle des territoires instables.
Une embuscade nocturne, le sang et le métal
Dans l’obscurité de jeudi à vendredi, les FARDC sont entrées en contact avec les miliciens Mobondo à Epumbulu. Le choc a été immédiat : quatre assaillants tombent, un est capturé. Deux armes à feu et plusieurs machettes ont été récupérées, témoins de la diversité des moyens de combat utilisés par les groupes armés locaux.
Ratissage et sécurisation : l’État reprend le terrain
Le capitaine Anthony Mualushayi, porte-parole de l’opération Ngemba, assure que les actions de ratissage se poursuivent pour prévenir toute nouvelle incursion. « Toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir la sécurité et maintenir la quiétude dans cette partie du territoire, surtout en cette période de festivités », a-t-il déclaré, mettant en avant la priorité accordée à la protection des civils.
Entre vigilance et résilience civile
Cette opération illustre la difficulté du contrôle étatique dans des zones rurales isolées et vulnérables. La population civile, spectatrice forcée de ces affrontements, dépend de la vigilance de l’armée pour retrouver un semblant de normalité. La récupération d’armes et la capture d’un milicien pourraient fournir des renseignements stratégiques pour anticiper les mouvements futurs des groupes armés.
Un combat qui dépasse le champ local
Si les affrontements à Kwamouth sont ponctuels, leur portée est symbolique. Ils traduisent la volonté de l’État de réaffirmer son autorité dans des territoires historiquement instables et de prévenir toute escalade. Dans le Maï-Ndombe, la sécurité n’est jamais acquise : chaque succès militaire doit être consolidé par une présence continue, une communication transparente et des initiatives de protection et de développement pour réduire l’influence des milices.
Rédigé par Didier BOFATSHI
Source : voltefaceinfois7.com