Dans les ruelles de Kisenso, l’ordre et le chaos se frôlent comme deux flammes vacillantes. Ce vendredi, Kinshasa lance une opération d’identification des militaires et policiers, pour traquer les brebis noires infiltrées dans les forces de sécurité. Entre armes enregistrées et regards soupçonneux, la population attend que la confiance renaisse de cette vigilance rigoureuse.
Les uniformes dans le viseur
Sous l’impulsion du bourgmestre Godé Athswel, la commune de Kisenso devient le théâtre d’un contrôle strict. « Nous avons pris la précaution d’identifier tous les militaires, qu’ils aient des armes ou non, et d’enregistrer les numéros de leurs armes pour un contrôle sérieux », affirme-t-il. Chaque badge, chaque fusil devient un miroir de transparence dans un quartier où certains agents ont semé la peur et l’injustice.
Les fantômes de l’insécurité
Des hommes en uniforme, non identifiés, ont trop souvent transformé les rues en corridors d’angoisse, extorquant, pillant, intimidant. L’opération vise à mettre hors d’état de nuire ces malfrats infiltrés, qui ont terni l’image des forces de l’ordre. Comme le rappelle un expert en sécurité urbaine, « restaurer la confiance, c’est d’abord montrer que personne n’est au-dessus des règles. »
La flamme fragile de la quiétude
La situation reste relativement calme, mais l’ombre des violences passées plane. L’identification n’est pas qu’un recensement : c’est une promesse de vigilance et de transparence. Chaque matricule enregistré, chaque contrôle effectué devient un symbole de réconciliation entre la population et ceux censés la protéger. Kisenso, à l’heure de cette traque méthodique, rappelle que la sécurité ne s’impose pas seulement par les armes, mais par la confiance restaurée et la justice visible pour tous.
Okapi / VF7, via voltefaceinfos7.com