Kinshasa : quand le dernier voyage reste suspendu aux portes du cimetière

À Masina, ce mardi 16 décembre 2025, des familles endeuillées ont vu le dernier hommage à leurs proches se transformer en attente douloureuse. Devant le cimetière Tshunge/SIFORCO, les cercueils restaient bloqués, comme si la ville elle-même retenait le souffle du deuil.
Une scène inhabituelle et pénible
Plusieurs familles se sont retrouvées démunies, incapables d’accomplir le dernier geste de respect pour leurs défunts. Les cercueils, figés à l’entrée du cimetière, symbolisent l’interruption brutale d’un rituel ancien, essentiel pour la mémoire et la dignité.
Un cimetière saturé, un silence pesant
Selon les témoignages recueillis sur place, le site funéraire aurait atteint sa capacité maximale, empêchant toute nouvelle inhumation. Le bureau de gestion du cimetière était fermé et aucune communication officielle n’a été fournie pour expliquer la situation, laissant les familles suspendues à un silence assourdissant.
Appel à la dignité et à l’intervention
Désemparées, les familles appellent les autorités provinciales, et en particulier le gouverneur de Kinshasa, à intervenir en urgence. Elles demandent des solutions permettant de rendre hommage aux défunts dans le respect des rites et de la dignité humaine.
Entre attente et indignation
Cette attente forcée des cercueils révèle un paradoxe cruel : dans une ville en mouvement perpétuel, certains voyages les derniers sont arrêtés net, laissant derrière eux la douleur, l’incompréhension et la nécessité urgente d’une réponse humaine et administrative.
Rédigé par Starcky KONDE
Source : voltefaceinfos7.com

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