Kinshasa : Quand la colère des blouses blanches fait trembler les couloirs du pouvoir

Les médecins du SYLIMED ont sorti leurs voix et leurs pas dans les rues de Kinshasa pour réclamer justice et reconnaissance. Entre mécanisation, alignement sur la paie et montées en grade, plus de 2 000 praticiens menacent désormais de paralyser le système de santé, dénonçant une gestion des ressources humaines jugée « inconcevable » et injuste.

Les blouses blanches en feu

Mardi 17 février, du boulevard du 30 juin à la Primature, une marche pacifique a transformé la Gombe en théâtre de revendications. André Kasongo, secrétaire général du SYLIMED, clame : « Le temps qu’ils réfléchissent et élaborent des notes techniques, nous, nous allons en grève ». Chaque pas, chaque pancarte est un cri contre un système qui retarde, oublie et prive.

Le temps volé des médecins

Ces professionnels dénoncent des carrières gelées : 10 à 15 ans d’exercice sans montée en grade, des paies complémentaires tardives et des promus laissés à l’attente. Comme le rappelle Albert Camus : « L’injustice fait plus de bruit que la vertu ». Ici, le vacarme est celui de la frustration accumulée de milliers de praticiens méprisés.

La vague de revendications

Mécanisation, alignement sur la paie et reconnaissance des montées en grade : ces mots deviennent autant de vagues qui frappent les murs de la Primature. La promesse du conseiller principal de transmettre les doléances « à qui de droit » reste suspendue comme un pont fragile sur un océan de colère.

Grève : le silence qui hurle

Le SYLIMED annonce une évaluation dans 15 jours, transformant la grève en horloge de tension. Chaque consultation non assurée, chaque hôpital déserté, devient le symbole d’un système de santé au bord de l’implosion. Comme le disait Nelson Mandela : « La liberté n’est pas un cadeau, elle se conquiert ». Ici, la liberté des médecins et leur reconnaissance se conquiert dans les rues de Kinshasa.

Okapi / voltefaceinfos7.com

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