Ce lundi 16 mars 2026, la circulation sur l’axe Ngiri-Ngiri Bandalungwa UPN Rond-point Ngaba a été quasi
inexistante. Les taxis jaunes et taxi-bus, principaux moyens de transport de la capitale, ont déserté les rues à l’appel d’une grève suivie massivement par les conducteurs.
Des artères vidées, les motos-taxis en surchauffe
Face à l’absence des taxis, les motos-taxis ont pris le relais, imposant des tarifs gonflés par la demande croissante des usagers pressés de rejoindre leurs lieux de travail ou d’études. La capitale s’est retrouvée suspendue à ces deux-roues, devenus maîtres temporaires du bitume.
Échauffourées et tension au Rond-point Ngaba
La matinée a été marquée par des affrontements entre motards et quelques taxis tentant de braver le mot d’ordre de grève. L’intervention des FARDC a permis de disperser les heurts et d’interpeller plusieurs participants, rétablissant un calme fragile dans ce carrefour stratégique.
Une paralysie urbaine suivie de près
Malgré le retour progressif de l’ordre, les habitants subissent encore les effets de cette paralysie partielle. L’incertitude plane sur le reste de la journée, alors que les autorités continuent de suivre la situation de près. Comme le soulignait l’écrivain Victor Hugo : « La liberté commence là où l’ordre s’arrête. »
Kinshasa, suspendue entre grève et chaos, illustre la fragilité du quotidien urbain lorsque la mobilité urbaine s’arrête. Les taxis absents ont laissé la ville aux mains des motos-taxis, symboles d’un trafic pris en otage par la revendication sociale et la tension populaire.
DK / voltefaceinfos7.com