Dans la capitale congolaise, le pavé devient instrument de diplomatie. Cinq députés nationaux annoncent un sit-in, lundi 15 décembre, devant l’ambassade des États-Unis, appelant Washington à contraindre Kigali. Entre espoirs de paix et violences persistantes, Kinshasa se fait l’écho d’un accord bafoué.
Quand le papier de l’accord heurte la réalité du terrain
L’Accord de Washington, signé le 27 juin 2025 et entériné le 4 décembre, promettait un cessez-le-feu et l’abstention de tout soutien à des groupes armés. Mais les offensives de l’AFC/M23, liées au Rwanda, viennent rappeler que la paix reste fragile, que les lignes tracées sur le papier peuvent s’effacer face aux balles et aux ambitions.
Le geste symbolique des députés
Joseph Nkoy Wembo, Obed Muhindo Simisi, John Efambe Ekamba, Marcel Zuma Anihé et Patrick Eshiba portent la voix de l’indignation. Sit-in, mémorandum, gestes visibles : autant de signaux adressés à Washington pour qu’elle joue son rôle de garante de l’accord. La Gombe, lundi, deviendra scène de cette mise en lumière politique.
Tension entre engagement et réalité
Alors que le président Félix Tshisekedi dénonçait, devant le Parlement, la poursuite des attaques rwandaises, la manifestation se pose comme un avertissement à Kigali et un appel à la vigilance internationale. Ici, la souveraineté se mesure en actes, la paix en constats sur le terrain.
Une diplomatie citoyenne en marche
Au-delà de la protestation, c’est une stratégie : traduire les frustrations locales en pression diplomatique. Les députés traduisent en gestes le fossé entre promesse et pratique, entre pacte signé et territoire violé. Dans cette dynamique, Kinshasa réaffirme que la paix n’est pas qu’un mot, mais un engagement tangible à défendre.
Rédigé par Didier BOFATSHI
Source : voltefaceinfos7.com