Kikwit dit non. Kikwit frappe du poing. La mairie, dirigée par Abbé Ngiama Katshiaka, a interdit toutes les activités du parti « Cause Commune » après des signes inquiétants de collusion avec les rebelles de l’AFC/M23. Une décision qui tombe comme un couperet, quelques jours seulement après la conférence de presse où Claude Ibalanky, président du parti, s’est montré aux côtés de ceux qui sèment la violence dans l’Est.
Complice ou téméraire ?
Se tenir aux côtés des rebelles n’est pas un acte anodin. C’est une déclaration implicite : légitimer la rébellion, normaliser l’insécurité. Le maire de Kikwit a été clair : « Toute action visant à soutenir des groupes responsables de graves violations des droits humains sera sanctionnée ». Derrière ces mots, la ville affirme sa fermeté face à la trahison politique et son engagement à protéger la paix locale.
La loi comme bouclier
Les sanctions sont prévues, et elles tomberont sur ceux qui franchiront la ligne. L’ordre public devient un bouclier contre l’ombre. Chaque initiative du parti est désormais interdite sur le territoire de la ville, et la population est invitée à rester calme et solidaire. Comme le rappelait le politologue Alexis Thiers : « La sécurité ne se décrète pas seulement par la force, elle se maintient par la vigilance civique ».
Soutenir l’intégrité, refuser la trahison
Cette décision traduit un durcissement symbolique et réel : Kikwit montre que la politique ne peut se jouer dans le lit des groupes armés. Elle réaffirme son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi et à l’intégrité territoriale du pays. Dans une RDC où la sécurité est fragile, chaque geste de loyauté est une digue contre le chaos.
Kikwit choisit la clarté plutôt que le compromis. Comme le disait Raymond Aron : « La paix n’est pas l’absence de danger, mais le courage de le défier ». Aujourd’hui, la ville défie ceux qui voudraient trahir son ordre et sa cohésion.
7 sur 7.cd / VF7, via voltefaceinfos7.com